La Vie des Saints

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D’après les Bollandistes, le père GIRY, les propres des diocèses et tous les travaux hagiographiques. Vies des Saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, des Martyrs, des Pères, des Auteurs Sacrés et ecclésiastiques, des Vénérables, et autres personnes mortes en odeur de sainteté.

Histoire des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

Histoire des Saints, des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

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Saint Philippe

À Césarée, en Palestine, la fête de saint Philippe, l'un des sept premiers diacres. Éclatant en miracles et en prodiges, il convertit la Samarie à la foi de Jésus-Christ, baptisa l'eunuque de Candace, reine des Éthiopiens, et mourut à Césarée ; à côté de lui furent ensevelies trois de ses filles, vierges et prophétesses ; la quatrième mourut à Éphèse, remplie du Saint-Esprit. ✞ Vers 58.

Hagiographie

Saint Philippe, dont nous parlons, était l’un des sept premiers diacres et celui qui, dans les Actes des Apôtres, est nommé immédiatement après saint Étienne. Il est aussi appelé Évangéliste par saint Luc, non pas qu’il ait écrit un évangile, car celui qui porte son nom est supposé et apocryphe, mais parce qu’il a prêché en beaucoup de lieux et avec une ferveur et un succès extraordinaires l’Évangile de Jésus-Christ. Et c’est encore pour ce sujet que saint Ambroise, saint Augustin et Tertullien lui donnent la qualité d’apôtre, quoiqu’il ne soit pas un des douze que Notre-Seigneur avait choisis.

Après le martyre de saint Étienne, il sortit de Jérusalem et alla à Samarie pour y annoncer la venue du Fils de Dieu, et y travailler à la conversion des infidèles. Sa parole fut soutenue par de grands miracles : il délivra plusieurs possédés et guérit un grand nombre de boiteux, de paralytiques et d’autres malades. Les Samaritains, voyant ces prodiges, l’écoutèrent avec une extrême attention, et il y eut une grande joie par toute la ville pour les bonnes nouvelles qu’il apportait ; plusieurs quittèrent leur fausse religion, composée de judaïsme et de paganisme, et embrassèrent la véritable. Simon le Magicien, qui les avait trompés jusqu’alors par ses prestiges, et s’était fait appeler la grande Vertu de Dieu, se mit de leur nombre et reçut le Baptême avec eux. Il était ensuite nécessaire de les confirmer : Philippe, qui n’était que diacre. Il pouvait le faire, ce sacrement étant un de ceux qui sont réservés à l’évêque. Saint Pierre et saint Jean, informés des grands fruits que la prédication de leur diacre avait faits à Samarie, s’y rendirent promptement ; et, par l’imposition de leurs mains, firent descendre le Saint-Esprit sur ces nouveaux convertis.

Des flammes parussent sur la tête de ceux qui recevaient ce don du ciel

Cette descente se fit d’une manière visible : soit que des flammes parussent sur la tête de ceux qui recevaient ce don du ciel, soit que les langues qu’ils parlaient ensuite donnassent des marques de la grâce qu’ils avaient reçue ; Simon eut un grand désir de pouvoir exercer le pouvoir miraculeux : il vint trouver pour cela saint Pierre et saint Jean, et, leur offrant une somme d’argent fort considérable, les pria de lui donner le pouvoir qu’ils avaient. Mais saint Pierre, qui reconnut en lui le principe de cette peste de l’Église, que l’on a depuis appelée simonie, le rebuta avec un visage et des paroles terribles, et le menaça d’un grand châtiment de Dieu, s’il n’en faisait pénitence.

Saint Philippe

Fête saint : 06 Juin
Saint Philippe diacre

Présentation

Titre : Diacre et ses quatre filles
Date : 58
Pape : Saint Pierre
Empereur : Néron

Des flammes parussent sur la tête de ceux qui recevaient ce don du ciel, soit que les langues qu'ils parlaient ensuite donnassent des marques de la grâce qu'ils avaient reçue ; Simon eut un grand désir de pouvoir exercer le pouvoir miraculeux : il vint trouver pour cela saint Pierre et saint Jean, et, leur offrant une somme d'argent fort considérable, les pria de lui donner le pouvoir qu'ils avaient. Mais saint Pierre, qui reconnut en lui le principe de cette peste de l'Église, que l'on a depuis appelée simonie

Auteur

Emmanuel Mathiss de la Citadelle

Les Petits Bollandistes - Vies des Saints - Septième édition - Bloud et Barral - 1876 -
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Ensuite, Philippe reçut ordre, par le ministère d’un ange, de sortir de Samarie, et de s’en aller par le chemin qui conduit de Jérusalem à Gaza, au lieu où le Saint-Esprit le conduirait. Il partit avec diligence ; et, comme il marchait par ce chemin, il vit dans sa voiture un homme qui retournait de Jérusalem et qui lisait le prophète Isaïe. C’était un eunuque, ou un des premiers ministres de Candace, reine des Éthiopiens, et surintendant de ses finances, qui était venu adorer Dieu dam cette grande ville. Alors, l’esprit qui conduisait Philippe, lui dit : « Approche-toi de cette voiture, et joins cet homme qui est dedans » ; il s’en approcha, et entendit qu’il lisait ce passage du chapitre 53 : « Il a été livré à la mort comme une brebis et comme un agneau qui ne crie point entre les mains de celui qui le tond ; il n’a point ouvert la bouche ; par son humilité on l’a jugé contre toute sorte de justice. Qui est-ce qui pourra raconter sa génération ? « Là-dessus, il lui demanda s’il entendait bien ce qu’il lisait ; l’eunuque lui répondit qu’il n’était pas assez éclairé pour l’entendre sans que quelqu’un le lui expliquât ; et, reconnaissant en lui quelque chose de divin, il le pria de monter avec lui dans sa voiture pour lui en découvrit le sens, lui disant : « De qui est-ce que parle ce prophète ? De lui-même, ou d’un autre ? » Saint Philippe lui expliqua les mystères de l’Incarnation du Fils de Dieu et de sa mission parmi les hommes, de sa passion et de sa mort, la nécessité de croire en lui et d’être baptisé en son nom pour être sauvé. La grâce concourut avec la parole du grand Évangéliste, et toucha si puissamment le cœur de cet infidèle, qu’ayant aperçu une fontaine sur le chemin, il dit à Philippe : « Voici de l’eau : qui empêche que je sois baptisé ?Si vous croyez de tout votre cœur en Jésus-Christ », répondit le Saint, « rien ne l’empêche ». Ainsi, ils descendirent l’un et l’autre de voiture, et Philippe baptisa l’eunuque.

Après cette célébration, l’ange emporta Philippe, et l’eunuque ne le vit plus ; mais il fut par là confirmé dans la croyance que cet homme lui avait été envoyé extraordinairement de Dieu pour le mettre dans la voie du salut. Pour notre saint diacre, il se trouva dans Azoth, ville du pays des Philistins, que le séjour de l’Arche d’alliance a rendu fort célèbre ; et il continua à prêcher Jésus-Christ dans toutes les villes de la contrée, jusqu’à ce qu’il arrivât enfin à Césarée de Palestine, lieu de sa naissance et de sa demeure. La femme qu’il avait, avant d’être appelé à l’école de Notre-Seigneur, dont il- était disciple, lui avait laissé quatre filles ; il demeura le reste de sa vie avec elles. Il eut l’honneur de recevoir chez lui saint Paul dans le voyage qu’il fit d’Asie à Jérusalem. Le genre de sa mort n’est pas certain ; ou assure seulement qu’elle fut très-sainte et conforme à l’innocence et à la pureté de sa vie. On la met en l’année 58 de Notre-Seigneur.

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Les Grecs assurent que ce bienheureux disciple fut évêque des Tralliens, dans l’Asie-Mineure, en la province de Lydie. Ils racontent qu’il y fit beaucoup de miracles, qu’il y fonda une église, et qu’ensuite il alla près du Seigneur recevoir sa couronne. La ville de Tralle, ou Trallium, est située sur les rives du Méandre : c’était une ville des plus opulentes de l’Asie. Ce qui démontre l’antiquité de l’église de Tralle, c’est la lettre même que saint Ignace, disciple de Jésus-Christ et des Apôtres, adressa aux chrétiens de cette ville.

Si la ville de Tralle a possédé, dans le cours des siècles, les reliques de saint Philippe, diacre, c’est qu’elles y furent transportées de Césarée de Palestine, où la tradition dit qu’il fut inhumé à côté de ses filles.

Une autre tradition rapporte que cet illustre disciple aurait fait un voyage en Abyssinie, pour y annoncer l’Évangile, et dans une partie de l’Éthiopie, où il aurait confirmé la prédication de l’eunuque de Candace. Ces peuples l’invoquent d’une manière toute spéciale.

D’après cette même tradition, Philippe aurait mis Narcisse à la tête de l’Église qu’il aurait fondée dans l’Arabie, qui est contiguë à l’Éthiopie et à l’Abyssinie.

Pour ses quatre filles, on ne peut leur refuser la prérogative de la virginité et de la prophétie ; saint Luc, au chapitre 21 des Actes des Apôtres, leur attribue l’une et l’autre : c’est pourquoi saint Jérôme, écrivant contre Jovinien, dit « qu’elles ont consacré en leurs corps les prémices de la virginité  » ; et dans l’une de ses épîtres, la vingt-septième à Eustochium, il assure que, de son temps, l’on voyait encore à Césarée leurs petites chambres et celle de leur père, et que sainte Paule, en passant par là, les visita avec dévotion. Des auteurs disent qu’elles prédirent à saint Paul, de même qu’Agabus, les persécutions qu’il endurerait de la part des Juifs à Jérusalem. Leurs noms sont inconnus. Ainsi, tout ce qui nous reste à en dire, c’est qu’étant mortes dans une grande sainteté, elles furent toutes quatre enterrées dans le sépulcre de saint Philippe. Pour ce qui est de sainte Hermione, dont il est parlé dans le Ménologe des Grecs, qui endura le martyre sous Trajan et fut ensevelie à Éphèse, nous croyons qu’elle était plutôt fille de saint Philippe, apôtre, que de saint Philippe, diacre.

On peut le représenter baptisant l’eunuque d’Éthiopie, ou dans le char de la reine éthiopienne, en compagnie de son néophyte ; ou encore en un groupe où figureraient ses quatre filles.

saint Porphyre de Gaza
Évêque de Gaza, ✞ 420.
26 février
Découvrez saint Porphyre, évêque de Gaza, vénéré pour sa sainteté et ses écrits spirituels, influençant la vie chrétienne au début du Vᵉ siècle. ✝️ 🙏

Chapelets, Rosaires, Scapulaires

Dictionnaire des Passions, des Vertus, des Vices et des Défauts - 1849

Le ciel a montré maintes fois et témoigne tous les jours par des miracles combien ces dévotions lui plaisent.

Chapelet, série de grains enfilés servant à compter des Pater et des Ave que l’on récite à l’honneur de Dieu et de sa sainte Mère. Le mot chapelet vient de ce qu’il ressemble à une couronne de roses, en vieux français chapel de roses. La récitation du chapelet est recommandée par l’Église, qui y a attaché de nombreuses indulgences. Il y a un chapelet du Sauveur composé de 33 grains, à l’honneur des trente-trois ans passés sur terre par Notre-Seigneur Jésus-Christ ; il a été imaginé par le P. Michel, de l’ordre des Camaldules.

Rosaire, moins communément récité ; il est composé de dix dizaines d’Ave Maria et de dix Pater de plus que le chapelet. On attribue l’institution du Rosaire à saint Dominique.

Scapulaire, signe de dévotion envers la sainte Vierge ; les laïques le portent au moyen de deux petits morceaux d’étoffe sur lesquels est brodé le nom de Marie. Simon Stock, carme anglais, est auteur de cette pratique pieuse, approuvée par les souverains pontifes, surtout par Paul V. des indulgences y sont attachées.