La Vie des Saints

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D’après les Bollandistes, le père GIRY, les propres des diocèses et tous les travaux hagiographiques. Vies des Saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, des Martyrs, des Pères, des Auteurs Sacrés et ecclésiastiques, des Vénérables, et autres personnes mortes en odeur de sainteté.

Histoire des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

Histoire des Saints, des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

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Hagiographie

Saint Jean, qui, par la force et par les charmes de son éloquence, mérita le surnom de Chrysostome ou Bouche d’or, naquit à Antioche vers l’an 334. Jean étudia l’éloquence sous Libanius, le plus célèbre orateur de son siècle, qu’il égala et surpassa même bientôt. Il avait un tempérament qui le portait à la colère, mais il vint à bout d’en réprimer les saillies, et d’acquérir cette douceur tant recommandée dans l’Évangile. À cette vertu, il joignait une aimable modestie, une tendre charité pour le prochain et une conduite si pleine de sagesse, qu’on ne pouvait le connaitre sans l’aimer. Ses talents lui permettaient d’avoir les plus belles prétentions aux faveurs du monde ; mais, depuis qu’il eut goûté combien le joug du Seigneur est doux, les honneurs du monde ne le touchaient plus, et son unique désir était de se consacrer à Dieu dans la solitude. Cependant, entraidé à prendre part aux divertissements du siècle, il courut des dangers, mais la grâce lui découvrit la profondeur de l’abîme sur le bord duquel il marchait, et, saisi d’effroi, il se livra à la prière, à la lecture et à la méditation de l’Écriture sainte. Il ne faut pas s’étonner qu’il ait parlé avec tant de force contre les jeux et les spectacles. Son humilité était si profonde qu’il fallut lui faire violence pour lui conférer les saints ordres. On eut encore plus de peine à lui faire accepter le siège de Constantinople, mais, une fois qu’il y fit place, il déploya tout son talent pour la conversion des païens et des hérétiques, comme l’attestent ses nombreux et admirables écrits. Après avoir, rendu les plus grands services à l’Église, il mourut en exil l’an 407.

Réjouissez-vous dans le Seigneur. la tristesse de l’âme est le plus dangereux des maux de l’homme. C’est un bourreau domestique qui le tourmente, une tempête qui le plonge dans les ténèbres.. C’est une guerre intestine qui le déchire, une fièvre lente qui le mine et le consume.

Quelles sont les reliques de saint Jean Chrysostome ?

En 438, saint Procle fit transporter solennellement le corps de saint Chrysostome à Constantinople. L’empereur Théodose et sa sœur Pulchérie assistèrent à la cérémonie de cette translation, avec de grands sentiments de piété, demandant miséricorde pour leur père et leur mère, qui avaient eu le malheur de persécuter le saint archevêque. On déposa ses reliques dans l’église des Apôtres, où l’on enterrait ordinairement les empereurs et les archevêques de Constantinople. Ceci arriva le 27 janvier, jour auquel le Saint est honoré par les Latins. Pour les Grecs, ils en font la fête le 13 novembre ; ils en font encore mémoire, ainsi que de saint Basile et de saint Grégoire de Nazianze, le 30 janvier. Les reliques de notre Saint furent ensuite portées à Rome, où elles reposent sous l’autel qui porte le nom de saint Chrysostome, dans l’église du Vatican.

Saint Chrysostome avait la taille petite, et le visage maigre et décharné ; ce qui venait surtout de sa vie mortifiée et pénitente. Les austérités de sa jeunesse, le séjour qu’il fit dans la caverne dont nous avons parlé, ses prédications continuelles, avaient entièrement ruiné sa poitrine, qui depuis lui causa des maladies fâcheuses. Du reste, eût-il été de la plus forte com­plexion, il aurait succombé sous les indignes traitements qu’il eut à souffrir dans son exil. Le pape Célestin, saint Augustin, saint Nil et saint Isidore de Péluse, le regardent comme le plus illustre docteur de l’Église : ils disent que sa gloire brille partout ; que la lumière de sa science profonde éclaire toute la terre, et que l’on est dédommagé de ne plus entendre les sons efficaces de sa voix, par la lecture de ses admirables ouvrages qui instruisent les régions les plus reculées. Ils l’appellent le sage interprète des secrets de Dieu, le flambeau de la vertu. Ils le comparent au soleil, cet astre brillant dont tout l’univers ressent les plus heureuses influences. Ces éloges ne sont point outrés, et l’on en sentira toute la vérité, pour peu que l’on se soit familiarisé avec la lecture des incomparables écrits du saint archevêque de Constantinople.

Rien de plus énergique, rien de plus tendre que les expressions dont se sert saint Chrysostome toutes les fois qu’il parle de sa charité et de sa sollicitude pour son troupeau. Quand il est sur cette matière, ses paroles sont toutes de feu ; et il semble que les cœurs brûlants d’un Moïse et d’un Paul, soient passés en lui. Comme ces grands hommes, il eût souhaité devenir anathème pour le salut de ses frères : mais dans quelle source puisait-il des sentiments aussi héroïques ? Dans un ardent amour pour Dieu et pour Jésus-Christ, son Fils unique, qui ont opéré tant de prodiges pour sauver les âmes. O le beau modèle pour les pasteurs ! À cette première disposition saint Chrysostome enjoignit une seconde, un souverain mépris de toutes les choses de la terre ; et ces deux dispositions sont tellement inséparables, que l’une ne peut aller sans l’autre.

« Ceux », dit le Saint, « qui sentent les impressions de l’amour divin, regardent comme un vil néant tout ce que la terre offre de plus précieux. Ce langage est peut-être inintelligible pour nous. Ne soyons point surpris, c’est une suite du peu d’expérience que nous avons de cette sublime vertu. Qui serait embrasé du feu sacré de l’amour de Jésus-Christ, n’aurait que de l’indifférence pour les honneurs et les opprobres ; il ne serait pas plus touché de ces bagatelles, que s’il était seul sur la terre. Il méprisait les tribulations, les fouets, les cachots comme s’il souffrait dans un corps étranger : insensible aux plaisirs et aux folles joies du monde, il serait à leur égard ce que nous sommes à l’égard d’un corps mort ou ce que les morts eux-mêmes sont à l’égard de leurs propres corps ; affranchi du joug des passions, il serait aussi pur que l’or qui a passé par le creuset. Que dis-je ? Semblables à ces insectes qui s’éloignent de la flamme de peur d’être brûlés, les passions n’oseraient approcher de lui ».

Comment représente-t-on saint Jean Chrysostome ?

On représente saint Jean Chrysostome avec les attributs de l’épiscopat. Quelquefois on le peint cassé de vieillesse et porté sur un âne, au milieu de soldats qui le conduisent en exil ; quelquefois aussi on voit à côté de lui une ruche d’abeilles pour rappeler son incomparable éloquence ; ou bien il est accompagné de saint Basile de Césarée et de saint Grégoire de Nazianze, deux autres Pères illustres de l’Église grecque.

Oraison

Nous vous supplions, Seigneur, d’exalter, par la grâce céleste, votre Église que vous avez voulu environner de la gloire des mérites et des doctrines du bienheureux Jean Chrysostome, votre confesseur et pontife. Par le même J. -C. N. -S. Ainsi soit-il.

Saint Jean Chrysostome : Théologien et Orateur Éloquent

Archevêque de Constantinople, ✞ 407.

Saint Jean Chrysostome @Theophilia

Présentation

Fête saint : 27 Janvier

Temps de lecture : 3 min.

Date : 344-407
Pape : Saint Jules Ier ; saint Innocent Ier
Empereur : Constance II et Constant ; Arcadius

Sommaire

Pensée

Je ne cesse de dire : Seigneur, que votre volonté s’accomplisse! Je ferai et souffrirai avec joie, non pas ce que telle ou telle créature voudra mais ce qu’il vous plaira d’ordonner. Je trouve dans cette disposition de mon coeur une solide consolation, une ferme ressource.

Pratique

Ne cherchez que le bon plaisir de Dieu.

Priez

Pour les prédicateurs.