La Vie des Saints

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D’après les Bollandistes, le père GIRY, les propres des diocèses et tous les travaux hagiographiques. Vies des Saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, des Martyrs, des Pères, des Auteurs Sacrés et ecclésiastiques, des Vénérables, et autres personnes mortes en odeur de sainteté.

Histoire des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

Histoire des Saints, des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

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Hagiographie

Sainte Barbe est honorée, avec une dévotion particulière, chez les Grecs, les Latins, les Moscovites et les Syriens ; mais on n’a rien de certain sur sa vie, et ses différents actes qu’on a publiés n’ont fait qu’obscurcir son histoire. On doit, suivant Baromus, donner la préférence à ceux qui la font disciple d’Origène, et qui mettent son martyre à Nicomédie, sous le règne de Maximin Ier, lequel excita la sixième persécution générale en 255. D’autres, qu’on regarde comme plus exacts, disent que la sainte souffrit à Héliopolis en Égypte, sous le règne de Galère, vers l’an 306. Sainte Barbe est devenue la patronne des artilleurs, probablement parce qu’on l’invoque spécialement pour être préservé des effets désastreux de la foudre.

La raison, l’autorité et l’exemple des Saints se réunissent pour prouver l’utilité de la science. C’est, après la vertu, l’avantage le plus précieux dont les hommes puissent jouir. Il ne tient même qu’à eux de s’en servir pour se confirmer dans l’amour de la religion et dans la piété. . Les hommes destinés aux grandes places deviennent, par la science, plus capables de se conduire et de conduire les autres : elle les préserve des suites funestes de l’oisiveté ; elle remplit, d’une manière aussi utile qu’agréable, leurs moments de loisir, elle leur donne du goût pour ce plaisir pur que produisent les connaissances acquises, et qui ne le cède qu’à celui qui provient de la pratique de la vertu ; elle embellit toutes les facultés de l’âme.

Quelles sont les reliques de sainte Barbe ?

Le corps et la tête de la glorieuse Martyre furent embaumés par un pieu chrétien, nommé Valentinien, puis ensevelis avec respect dans un lieu appelé Gelasse, à douze milles d’Euchaïte, ville voisine de Nicomédie, ou, selon d’autres, à Héliopolis. De nombreux miracles révélèrent l’existence de ce trésor, et des malades sans nombre y obtinrent des guérisons tellement éclatantes, que le lieu de sa sépulture acquit, dès le VIIe siècle, une très grande célébrité. Tant de prodiges engagèrent les peuples à enrichir Nicomédie de ses reliques. Ils les placèrent dans une châsse, qu’ils couvrirent de lames d’or et d’argent et de pierres précieuses. Ils la suspendirent aux voûtes du temple, avec des chaînes auxquelles étaient attachées des lampes toujours allumées et où brûlaient de précieux aromates. Le corps de la Sainte fut transféré, selon les uns, de Nicomédie à Rome et de Rome à Plaisance. Selon les autres, dont l’opinion est beaucoup plus probable et mieux appuyée, la translation de ses reliques eut lieu de Nicomédie à Constantinople et de Constantinople à Venise. Sainte Barbe est la patronne du pays messin. Son culte remonte vraisemblablement à l’époque des croisades et aux expéditions des Vénitiens, des Génois et des Pisans, qui, en apportant d’Orient un grand nombre de corps de Saints, en rendirent le culte célèbre dans nos contrées.

Depuis plusieurs siècles, sainte Barbe avait un sanctuaire célèbre, à peu de distance de Metz, dans le village qui porte encore aujourd’hui son nom. On y voyait accourir, tous les ans, de nombreuses troupes de pèlerins, surtout pendant les fêtes de la Pentecôte. Les Messins l’invoquaient dans toutes les calamités qui affligeaient la cité. Les seigneurs et les ducs de Lorraine visitaient aussi fréquemment son sanctuaire au commencement ou à l’issue de quelque grande entreprise. Ces pèlerinages s’accomplissaient avec toute la pompe ducale ; la majesté des princes lorrains s’étalait dans tout son éclat pour rendre plus d’honneur à la patronne du pays messin ; Metz-la-Riche les accueillait magnifiquement ; la noblesse messine les escortait, leur faisait des présents et les honneurs de leur opulente cité. En 1449, Jean de Calabre, fils du bon roi René, gouverneur pour son père des duchés de Bar et de Lorraine, au retour de sa brillante campagne de Normandie, où il avait combattu sous les yeux de Charles VII, vint à Sainte-Barbe, en grande compagnie de seigneurs, chevaliers, gentilshommes et écuyers. Il fit offrande d’un cierge de vingt livres de cire et d’une couronne d’or.

En 1472, Nicolas 1er, duc de Lorraine, au retour de son voyage de Flandre, passa à Sainte-Barbe avec ses troupes et voulut y entendre la messe. Trois ans après, le jeune duc René II y vint pour invoquer le secours de l’illustre patronne contre Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui menaçait ses États. En 1494, Philippe de Gheldres, sa pieuse épouse, voulant accomplir un vœu, y vint avec une suite de deux cents personnes, seigneurs et dames des plus hautes maisons de Lorraine. Le 23 février 1515, Claude de Guise, fils de René II et de Philippe de Gheldres, et père de l’illustre François de Guise, le défenseur de Metz, se rendit à Sainte-Barbe avant son départ pour l’Italie, où il devait accompagner François 1er avec l’élite de la noblesse lorraine. Il prit part à la bataille de Marignan à la tête des lansquenets. Après le combat il fut retrouvé sous un monceau de morts, le corps

Comment représente-t-on sainte Barbe ?

On représente sainte Barbe : 1°) ayant près d’elle des canons, barils de poudre, mèches, bombes, grenades, nous dirons tout à l’heure pourquoi ; 2°) portant un ciboire ou un calice surmonté de l’hostie, comme si elle apportait ou garantissait le saint Viatique à ceux qui l’implorent. D’après sa légende, la Sainte, au moment de son dernier supplice, avait précisément demandé à Dieu cette faveur pour ceux qui se recommanderaient à elle, et une voix céleste lui avait garanti l’effet de sa prière ; 3°) appuyée contre une tour percée de trois fenêtres ; nous avons dit pourquoi ; 4°) ayant à ses pieds son père terrassé par la foudre.

On invoque principalement sainte Barbe contre la foudre et la mort subite (par allusion à celle de son père) ; par suite, elle est la patronne naturelle de tous les artisans dont le métier expose à la mort subite : artificiers, artilleurs, fondeurs, armuriers, couvreurs, charpentiers, maçons, mineurs. Les paumiers et raquettiers honoraient aussi sainte Barbe comme patronne, sans doute parce que le jeu de paume est assez chanceux pour la vie humaine quand il est mené vigoureusement. Un calembour, comme il en existe passablement dans nos dévotions populaires, a fait prendre sainte Barbe comme patronne des brossiers, vergetiers et chapeliers (parce que brosses et chapeaux se font avec diverses espèces de poils ; ce qui conduit naturellement à l’idée de barbe).

Oraison

Recevez, Seigneur, les dons que nous vous offrons en solennisant la fête de la bienheureuse Barbe, votre vierge et martyre, par l’intercession de laquelle nous espérons obtenir notre délivrance. Par J.-C. N.-S. Ainsi soit-il.

Sainte Barbe

Fête saint : 04 Décembre

Temps de lecture : 5 min.

Sainte Barbe

Présentation

Titre : Vierge et Martyre
Date : 235
Pape : Saint Anthère
Empereur : Maximin Ier

Sommaire

Pensée

Il est bon de prier Dieu de ne point nous abandonner au moment critique de la mort ; mais ne comptons pas témérairement sur l’effet de nos prières. L’infaillible moyen de bien mourir est d’y penser sans cesse et de s’y tenir toujours prêt.

Pratique

Faites, chaque mois, une préparation à la mort.

Priez

Pour les agonisants.