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Neuvaine aux Saints Intercesseurs
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Saint Rhétice fut évêque d’Autun au IVe siècle, à l’époque de la paix constantinienne.
Pasteur zélé, il structura l’Église en Gaule et forma clercs et catéchumènes avec sagesse.
Il prit part aux grandes controverses théologiques avant Nicée, défendant la vraie foi contre l’hérésie.
Sa sainteté fut confirmée par un miracle au moment de sa mort, rejoignant son épouse dans le tombeau.
L’Église le célèbre le 15 mai, comme modèle de fidélité doctrinale et d’amour sanctifié.
Saint Rhétice d’Autun, évêque au tournant des IIIe et IVe siècles, demeure une figure emblématique de l’Église des premiers temps en Gaule. Son action pastorale, sa participation aux controverses doctrinales et son influence sur la diffusion du christianisme dans cette région en font un acteur incontournable de l’histoire ecclésiastique.
Rhétice, évêque d’Autun, se distingua par sa sagesse et son engagement en faveur de l’épanouissement de la foi chrétienne. Témoin du développement du christianisme sous l’empereur Constantin, il fut appelé à jouer un rôle de conseiller spirituel et de garant de l’orthodoxie.
Il participa activement aux débats théologiques de son époque, notamment sur la question de l’hérésie donatiste. Son engagement le mena à intervenir dans les conciles et les discussions qui précédèrent le concile de Nicée (325), où fut affirmée la consubstantialité du Fils avec le Père, réfutant ainsi les doctrines ariennes naissantes. Son savoir théologique et sa réputation en firent l’un des évêques influents de la Gaule chrétienne.
Son zèle pastoral ne se limitait pas aux controverses doctrinales : il œuvra activement à la sanctification de son clergé et à la formation des fidèles. Il était soucieux de transmettre une foi enracinée dans la tradition apostolique et dans la fidélité aux enseignements des Pères de l’Église.
Sous son épiscopat, Autun devint un centre majeur de la foi chrétienne en Gaule. Il veilla à l’instruction catéchétique des fidèles et à la formation du clergé. Son action missionnaire favorisa la conversion des populations encore attachées aux traditions païennes. Sa relation privilégiée avec Constantin permit de garantir la protection des chrétiens et d’encourager la construction d’églises.
Il est probable que Saint Rhétice ait joué un rôle dans l’organisation des premières structures diocésaines en Gaule, contribuant ainsi à renforcer l’autorité de l’Église et à assurer la transmission des dogmes chrétiens aux nouvelles générations de croyants.
L’importance d’Autun comme centre chrétien se manifesta également par la présence d’écoles religieuses et de lieux de culte, attirant ainsi des clercs et des théologiens de toute la région. L’action évangélisatrice de Rhétice contribua à la christianisation progressive de la société gallo-romaine.
Saint Rhétice est resté dans la mémoire de l’Église comme un homme de doctrine et de paix, soucieux de la transmission de la foi. Bien que peu d’écrits directs de sa main nous soient parvenus, son influence se retrouve dans l’œuvre des Pères de l’Église qui lui succédèrent.
Il est mentionné par certains auteurs anciens comme un modèle d’évêque chrétien, dont la ferveur et la sagesse ont marqué son diocèse. Son action a jeté les bases du développement ultérieur du christianisme en Gaule, en préparant le terrain pour les grandes figures épiscopales du siècle suivant.
Fêté le 15 mai, il demeure un exemple de dévouement pastoral et de fermeté doctrinale dans une époque de transformation pour l’Église.
Saint Rhétice d’Autun incarne la transition entre l’Église persécutée et l’Église reconnue par l’Empire. Son rôle dans la structuration du christianisme en Gaule et sa participation aux controverses doctrinales en font un témoin essentiel de cette période.
Son exemple inspire encore aujourd’hui tous ceux qui œuvrent à la préservation et à la diffusion de la foi, rappelant l’importance de la fidélité aux enseignements de l’Église et de l’engagement dans la mission chrétienne.
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O Dieu, qui avez consacré cet heureux jour par le martyre de votre apôtre Pierre : faites que votre Église soit toujours fidèle à observer les préceptes de ceux qui ont été les premiers ministres de la religion sainte qu’elle professe. Nous vous en supplions par J.-C. N.-S. Amen.
Au moment des obsèques, le ciel se chargea lui-même de canoniser par un miracle le grand évêque et celle qui avait été autrefois la compagne de sa vie, l’associée de ses vertus. Le corps avait été lavé et paré par des mains pieuses, et on venait de le placer sur le brancard funèbre. Quand tout fut prêt, les porteurs se mirent en devoir de le transporter dans le lieu saint destiné à la célébration des funérailles et à l’inhumation. Mais tous leurs efforts furent inutiles : impossible de lui imprimer le moindre mouvement. Tous les assistants, frappés de stupeur, se regardaient en silence, muets de crainte et de respect, ne sachant que faire et que penser, lorsqu’un vieillard rappela la promesse que Rhétice avait faite à son épouse mourante d’aller la rejoindre dans le tombeau.
Aussitôt on se disposa à remplir cet engagement sacré, et alors seulement le Saint permit qu’on emportât son corps. Quand il fut près de la tombe chérie, il se ranima et l’on entendit ces mots : « Souviens-toi, tendre épouse, de la demande que tu m’adressas à ton lit de mort : je viens en ce moment accomplir tes vœux et ma promesse. Fais place à un frère que tu attendais depuis longtemps. Comme je reposais autrefois auprès de toi ; ainsi, je vais reposer encore. Pour nous, le lit des noces, tu t’en souviens, ne fut pas moins vierge que ne l’est aujourd’hui le lit du tombeau ». La foule éperdue, frémissante, tombe à genoux ; et pendant qu’elle adore la puissance et la bonté de Dieu à l’égard de ses Saints, la faveur éclatante dont il récompense même sur la terre l’angélique vertu, un nouveau prodige vient augmenter la religieuse terreur dont elle est saisie. On ouvre le tombeau ; et voilà que l’épouse de Rhétice, ranimant ses membres déjà depuis longtemps glacés par la mort, et rompant les bandelettes qui fixaient ses mains le long de son corps, fait un geste approbateur, un signe d’invitation affectueuse à celui qui fut son époux, son ami, son frère. On se hâte d’obéir à ce merveilleux appel, on rapproche les chastes époux qui s’attendaient ; et au moment du contact, le tombeau commun s’agite : il semble s’associer par un tressaillement de joie au bonheur de la réunion promise et tant désirée. Maintenant que ce vœu d’un pur amour est rempli, tout rentre aussitôt dans le calme mystérieux, dans l’immobilité solennelle de la tombe : les deux Saints n’avaient plus qu’à reprendre, à côté l’un de l’autre, leur doux sommeil un moment interrompu, en attendant dans la paix du Seigneur le réveil de la résurrection.
Alors le miraculeux sépulcre fut refermé avec un pieux respect et entouré toujours depuis d’une religieuse vénération. La mémoire chère et bénie d’un homme de Dieu, et la mémoire d’un prodige y restèrent attachées pendant tous les siècles. C’est encore ce même champ, lieu déjà si saint, déjà consacré par des reliques bien précieuses et voisin de la tombe de saint Symphorien, c’est le cimetière de la Via strata qui eut l’honneur de recevoir le tombeau de marbre où furent déposés, à l’ombre de l’église de Saint-Etienne, les restes de celui qui avait été une des plus grandes figures de son siècle et une des plus brillantes gloires de l’Église d’Autun. Là, le pieux et naïf historien Grégoire de Tours vint prier et recueillir ce merveilleux récit. Là, au siècle dernier, on voyait encore le tombeau de notre grand évêque, élevé de terre sous une arcade creusée dans le mur méridional de l’église de Saint-Pierre-l’Etrier où il avait été transporté et où se lisait une inscription relativement récente.
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