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Image sacrée représentant saint Léon le Grand dans un médaillon doré, avec le titre de la neuvaine : « Neuvaine aux Saints Intercesseurs – 9 jours pour prier avec l’Église »
Saint Léon le Grand, premier des Léon et Docteur de l’Église, ouvre cette neuvaine guidée par les saints pour fortifier notre foi.

Neuvaine aux Saints Intercesseurs
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Accueil » Martyrs » Saint Janvier et ses Compagnons : Martyrs de la Foi à Naples

Saint Janvier de Naples | Évêque martyr et thaumaturge du sang sacré

Illustration de saint Janvier, évêque de Naples, tenant une ampoule de son sang miraculeux et une crosse épiscopale. L'arrière-plan montre des bâtiments historiques de Naples.

Table des matières

👉 Ce qu’il faut retenir

  • Saint Janvier fut évêque de Bénévent, homme de prière et de charité au temps de Dioclétien.

  • Il s’unit en martyre avec six compagnons à Pouzzoles en l’an 305, lors d’une sanglante persécution.

  • Miraculeusement, les fauves refusèrent de les dévorer ; ils furent alors décapités publiquement.

  • Son sang, conservé dans deux fioles, se liquéfie périodiquement, signe d’une intercession vivante.

  • Naples le vénère comme protecteur contre les éruptions du Vésuve et les fléaux.

Une jeunesse noble, un appel impérieux

Selon l’opinion la plus accéptée, saint Janvier naquit à Naples, de race noble et de foi fervente. L’Église, dès les premiers siècles, reconnut en lui la marque d’une âme déjà préparée à l’épiscopat. Il fut nommé évêque de Bénévent, cité forte du royaume italique, par acclamation du peuple. Mais son humilité sincère retardait son acceptation, jusqu’à ce que le Pape en personne en ordonnât l’accomplissement.

Pasteur vigilant, il se fit père des pauvres, consolateur des affligés, même parmi les païens, qu’il éclairait avec douceur du flambeau de la vérité. Beaucoup, émus par sa bonté, embrassèrent la foi.

Les jours de fer de la persécution

Sous le règne impitoyable de Dioclétien, le glaive des lois s’abattit sur les chrétiens. Saint Janvier, loin de fuir, parcourait les villes alentour, affermissant les cœurs, ranimant les courages. Il allait jusqu’à Misène, lieu de superstition où l’on consultait encore une sibylle. Là, il rencontra le diacre Sosie, jeune homme ardent, qu’il se plut à former à la sainteté et au martyre.

Un jour, alors que Sosie lisait l’Évangile, saint Janvier vit, invisible aux autres, une flamme sacrée jaillir de sa tête. Il le serra alors dans ses bras : « Bientôt, tu triompheras », dit-il, « et ton sang glorifiera le Nom de Jésus ».

Le martyre glorieux

Bientôt Sosie fut arrêté, avec Procule, Eutyche et Acuce, fidèles de Pouzzoles. Tous furent battus puis jetés en prison. Janvier fut à son tour capturé à Nole et soumis au tribunal du nouveau gouverneur Timothée. Refusant de sacrifier aux idoles, il fut jeté dans une fournaise. Le feu le respecta. Son corps demeura intact. Accusé de magie, il subit alors le supplice cruel de l’arrachement des nerfs.

Festus, son diacre, et Didier, lecteur, vinrent secrètement le visiter. Arrêtés à leur tour, ils furent enchaînés à son char. Tous furent conduits à Pouzzoles, devant l’amphithéâtre, pour être livrés aux bêtes.

Les lions bondirent, mais, par miracle, se couchèrent comme des agneaux. Le peuple, ému, murmurait. Pour éviter une sédition, Timothée les fit décapiter. Avant l’exécution, saint Janvier pria que le juge recouvrât la vue, pour que les tièdes fissent pénitence. Ce fut fait, et cinq mille conversions s’ensuivirent. Mais Timothée, cédant à la crainte de l’empereur, acheva la sentence. À la place Vulcaine, Janvier s’offrit à Dieu : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu vivant, je vous recommande mon esprit… »

Il remit son âme, et la hache s’abattit.

Reliques et culte perpétuel

Leur martyre eut lieu à la Solfatare, vallée soufrée aux vapeurs infernales. Leurs reliques furent dispersées : à Pouzzoles pour Procule, Eutyche et Acuce ; à Misène pour Sosie ; à Bénévent pour Festus et Didier. Janvier fut d’abord honoré à Naples. Quand les Lombards prirent la ville, son corps fut cédé à Bénévent. Mais en 1497, sur ordre du pape Alexandre VI, ses reliques furent ramenées à Naples, en grande pompe. La peste s’arrêta aussitôt.

Ses ossements reposent sous le maître-autel de la cathédrale. Sa tête et deux fioles de son sang sont conservées dans la chapelle dite du Trésor.

Le miracle du sang

Trois fois l’an, lors de fêtes liturgiques ou de procédures extraordinaires, le sang coagulé de saint Janvier, noir et solide, se liquéfie subitement en présence de sa tête, ou d’une relique. La foule y voit un signe de sa présence, de son intercession. L’Église, sans se prononcer, reconnaît le fait comme un témoignage de foi populaire.

Ce prodige eut lieu devant de nombreux papes, rois, savants médicaux. Il fut observé avec soin, et jamais les circonstances ne furent contestées : température normale, absence de chaleur… La science cherche, l’âme contemple.

Iconographie

Saint Janvier est représenté en évêque, avec la crosse et la mitre. Il tient souvent une fiole de verre contenant du sang rouge sombre, ou un buste reliquaire. Parfois, il est montré dans la fournaise, ou entouré de lions paisibles.

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Le miracle de la liquéfaction du sang de saint Janvier

Nous allons rapporter, d’après plusieurs auteurs graves et dignes de foi, le célèbre miracle de la liquéfaction — et parfois même de l’ébullition — du sang de saint Janvier, que l’on observe encore de nos jours à Naples.

Dans la chapelle du Trésor de la cathédrale, on conserve précieusement la tête du saint évêque, ainsi que deux fioles de verre fort anciennes contenant son sang. On ignore à quelle époque exacte la tête fut retirée de la châsse où reposaient ses ossements ; toutefois, l’opinion la plus vraisemblable situe cette translation aux alentours du VIIIe ou du IXe siècle. Le magnifique buste en argent qui renferme aujourd’hui cette sainte relique fut offert en 1306 par Charles II, roi de Naples et duc d’Anjou.

Le sang contenu dans les fioles est ordinairement coagulé et de teinte noirâtre. Voici comment se produit le prodige : la tête est placée sur l’autel, du côté de l’Évangile, tandis que les fioles sont posées du côté de l’Épître. Il arrive parfois que le sang soit déjà liquide ; mais, le plus souvent, il est solide au commencement. Dès lors que les fioles sont mises en présence de la tête vénérée, le sang se liquéfie — soit sur-le-champ, soit après quelques minutes. Cette liquéfaction est généralement suivie d’une sorte d’ébullition visible à l’œil nu. Puis, lorsque les fioles sont éloignées de la tête ou d’une autre relique du saint, le sang redevient solide.

Fait remarquable : bien que l’autel soit illuminé de plusieurs cierges, les fioles restent presque froides au toucher. En certaines circonstances liturgiques, on les présente à la vénération des fidèles, qui les baisent avec foi. Il est même arrivé que la liquéfaction se produise dans les mains de ceux qui les portaient ; à l’inverse, le sang redevint solide au simple contact d’une main impure ou profane.

On observe le même phénomène quand les fioles sont approchées d’un ossement ou de toute autre partie du corps du saint martyr. Parfois, le miracle n’a pas lieu — ce que les Napolitains interprètent comme un signe de la colère céleste, peut-être à cause des péchés du peuple ou de l’impiété des autorités.

Il est également à noter que le sang se liquéfie simultanément dans les deux fioles, et dans la même proportion, bien que la plus petite contienne une moindre quantité, adhérant aux parois du verre.

Ce miracle se reproduit fidèlement au cours de l’année liturgique, et tout particulièrement en trois grandes occasions : le 19 septembre, jour de la fête du saint ; le premier dimanche de mai, mémoire de la translation de ses reliques de Pouzzoles à Naples ; et le 16 décembre, jour de l’anniversaire de la délivrance miraculeuse de Naples d’une éruption du Vésuve en 1631, grâce à l’intercession du saint évêque.

Des témoins illustres ont consigné ce phénomène : le cardinal Énéas-Sylvius, futur pape Pie II, en fit mention sous le règne d’Alphonse Ier d’Aragon, vers 1450 ; le docte médecin Ange Caton de Salerne, qui florissait en 1414, en parle également ; d’autres auteurs du même siècle l’attestent avec gravité. Deux cents ans plus tôt, Charles Ier d’Anjou, lors de son entrée à Naples, fut accueilli par l’archevêque qui exposa solennellement la tête et les fioles du sang du saint. Le chroniqueur Maralchus rapporte que le roi Roger les vénéra en 1140. Foulques de Bénévent confirme ce témoignage.

On affirme que ce miracle s’est accompli sans interruption notable jusqu’à ce jour, en particulier aux dates précitées. Bien des esprits modernes ont tenté d’en donner une explication purement naturelle, mais aucun n’a pu en contester la réalité ni la régularité, tant les faits sont constants, publics et observables.

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