La Vie des Saints

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D’après les Bollandistes, le père GIRY, les propres des diocèses et tous les travaux hagiographiques. Vies des Saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, des Martyrs, des Pères, des Auteurs Sacrés et ecclésiastiques, des Vénérables, et autres personnes mortes en odeur de sainteté.

Histoire des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

Histoire des Saints, des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

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Hagiographie

Sainte Hélène naquit vers le milieu du IIIe siècle, et avait épousé Constance Chlore, alors officier dans l’armée romaine, et depuis associé à l’empire. Une des conditions de son élévation fut qu’il répudierait Hélène. L’honneur d’avoir donné le jour au grand Constantin aurait bien pu dès lors la consoler de cet affront, si elle en eût prévu les suites heureuses, surtout pour son salut. Elle n’embrassa pourtant la foi qu’après son fils ; mais elle répara, par sa ferveur, le temps qu’elle avait perdu dans les ténèbres de l’ignorance. Elle se distingua surtout par une piété humble et sincère, qui lui faisait oublier sa dignité, pour se confondre dans ses lumières saintes ; par un amour tendre et généreux envers les pauvres, dont elle était la mère ; par un zèle et une libéralité sans bornes pour la construction et l’embellissement des églises. Ce fut ce qui engagea Constantin à lui confier l’exécution d’un projet qu’il avait formé d’élever un temple magnifique sur le Calvaire. Hélène, quoiqu’âgée alors de quatre-vingts ans, s’en chargea d’autant plus volontiers, qu’elle brûlait du désir de visiter les lieux saints, et de découvrir, s’il était possible, la croix sur laquelle le Sauveur du monde était mort. Ses vœux furent exaucés, et elle en témoigna à Dieu sa reconnaissance par une infinité de bonnes œuvres. De retour à Rome, elle mourut vers l’an 328

La puissance et le crédit des grands peuvent-ils dire mieux employés qu’à faire triompher la religion ? . C’est sanctifier la grandeur que de la faire servir à la gloire de Dieu,  c’est en abuser étrangement que de tolérer les scandales qu’on peut empêcher ; et pire encore, lorsqu’on les provoque

Quelles sont les reliques de sainte Hélène ?

Les reliques de sainte Hélène furent portées, en 849, de Rome à l’abbaye de Hautvilliers, dans le diocèse de Reims. Alman, moine de la même abbaye, donna en 1095 l’histoire de cette translation, qui se fit avec beaucoup de pompe. Il parle de plusieurs miracles par l’intercession de sainte Hélène ; il ajoute qu’il fut témoin oculaire de quelques-uns, et qu’il tenait les autres des personnes mêmes sur lesquelles ils avaient été opérés.

L’urne de porphyre qui contenait le corps de la Sainte fut transportée dans le cloître de Saint-Jean de Latran en 1627, sous le pontificat d’Urbain VIII. Le Chapitre de cette église patriarcale en a fait présent au pape Pie VI, qui l’a placée dans le cabinet du Vatican. Les deux lions qui sont en relief sur le couvercle, les hommes à pied et à cheval sculptés autour de l’urne, n’annoncent aucune superstition, mais bien la décadence de l’art. Ces figures, aujourd’hui fort mutilées, sont en effet d’une sculpture lourde et grossière.

Le mausolée de sainte Hélène était sur la voie Lavicane, dite présentement le chemin de Palestrina, et l’on en voit encore plus de la moitié, environ à un mille de Rome. Les cendres de la sainte Impératrice sont aujourd’hui renfermées dans une grande baignoire antique de porphyre, dans l’église d’Ara Coeli.

À l’époque de la destruction des monastères en France, quelques religieux de l’abbaye de Haut-villiers mirent en sûreté les reliques de sainte Hélène. Ils les donnèrent en 1821 à la confrérie du Saint-Sépulcre alors établie à Pans et y joignirent tous les actes qui en constataient l’authenticité. Ces reliques, après avoir été examinées avec soin, ainsi que les actes qui y étaient joints, furent placées dans une châsse de bois doré et déposées dans la chapelle basse de l’église de Saint-Lena Paris, où elles sont encore vénérées. Quelques années plus tard, M. Tresvaux, vicaire général de Paris, ayant été chargé d’en extraire une partie pour le diocèse de Reims, à la demande de l’archevêque, Mgr le cardinal de Lalil, examina lui-même avec beaucoup d’attention ces saintes reliques et reconnut avec les autres assistants qu’il ne s’y trouvait que les chairs embaumées et couvertes de bandelettes ; qu’on n’y découvrait aucun ossement, et que la tète y manquait, ainsi que les bras et les jambes ; ce qui explique et confirme l’assertion des auteurs italiens, qui assurent que les cendres de cette Sainte sont sous un autel de l’église d’Ara Coeli, à Rome.

Comment représente-t-on sainte Hélène ?

On la représente avec la croix qu’elle semble arborer en la tenant droite ; ce fait rappelle que nous lui devons la découverte de la vraie croix. Aussi recourt-on à la pieuse impératrice, en certains pays, pour retrouver les choses perdues. Cependant, les anciens préféraient peindre sainte Hélène agenouillée avec bonheur devant la sainte croix, après qu’on eut réussi à reconnaître ce bois sacré par les miracles qu’il produisit dès sa découverte.

Oraison

Exaucez-nous, ô Dieu, notre Sauveur, et faites que, nous réjouissant de la fête de la bienheureuse Hélène, impératrice, nous soyons animés des sentiments d’une pieuse dévotion. Par J.-C. N.-S. Ainsi soit-il.

Sainte Hélène : Mère de l’empereur Constantin

Fête saint : 18 Août

Temps de lecture : 3 min.

Hélène de Constantinople, peinture de Cima da Conegliano.

Présentation

Titre : Veuve, Impératrice d’Occident, ✞ 328.
Date : 328
Pape : Saint Sylvestre Ier
Empereur : Constantin

Sommaire

Pensée

« Par ce signe salutaire (la croix), qui est la vraie marque du courage, j’ai délivré votre ville du joug de la tyrannie, et j’ai rendu au sénat et au peuple de Rome leur ancienne gloire » (paroles de Constantin).

Pratique

Ayons un grand respect pour les choses saintes.

Priez

Pour les princes chrétiens.