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D’après les Bollandistes, le père GIRY, les propres des diocèses et tous les travaux hagiographiques. Vies des Saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, des Martyrs, des Pères, des Auteurs Sacrés et ecclésiastiques, des Vénérables, et autres personnes mortes en odeur de sainteté.

Histoire des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

Histoire des Saints, des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

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Hagiographie

Saint Cyrille naquit à Alexandrie vers la fin du IVe siècle. Son esprit, vif et brillant, fut, dès sa plus tendre jeunesse, un présage de ce qu’il devait être un jour. On peut dire de saint Cyrille qu’il fut suscité de Dieu pour défendre le mystère de l’Incarnation dans un temps où l’hérésie s’était déchaînée pour l’anéantir. II fut toujours si attaché à la conduite des anciens Pères, qu’il n’enseignait rien que d’après eux. Théophile, son oncle, étant mort en 412, saint Cyrille fut élu pour lui succéder. Il commença par purger la ville d’Alexandrie des juifs et des hérétiques dont elle était remplie. Ces succès furent suivis de la réforme des mœurs qui s’étaient bien relâchées parmi le peuple et même dans le clergé. Vers cette époque-là, Nestorius, patriarche de Constantinople, sous un faux masque de piété, répandait ses erreurs. Il soutenait qu’il y avait deux personnes en Jésus-Christ, et que Marie n’était point mère de Dieu, et le pape Célestin Ier chargea saint Cyrille de défendre la cause de la vérité. Dans le concile d’Éphèse, qu’il présida au nom du Pape en 431, les Pères, au nombre de deux cents, ne firent que confirmer ce qu’il avait écrit contre Nestorius, et ils consolèrent toute l’Église, en assurant à Marie, dans les termes les plus pompeux et les plus touchants le glorieux privilège de la maternité divine. La ville d’Éphèse, en particulier, fit éclater à cette occasion une joie extraordinaire. L’hérésiarque avait été excommunié et déposé, tous ceux qui soutenaient son parti se déchainèrent contre Cyrille ; mais le saint méprisa leurs vaines clameurs ; et il mourut paisiblement à Alexandrie l’an 444.

Que d’effets heureux produit la sainte Eucharistie dans ceux qui la reçoivent dignement Elle guérit les maladies spirituelles de nos âmes. Elle amortit les ardeurs de la concupiscence, et nous fortifie contre les tentations. Elle nous incorpore à Jésus-Christ, et nous unit à notre divin chef de la manière la plus intime !

Notices sur les écrits de saint Cyrille

Les ouvrages qui nous restent de saint Cyrille sont :

1°) Le traité de l’Adoration en esprit et en vérité, divisé en dix livres. C’est une explication allégorique et morale de passages détachés du Pentateuque. Saint Cyrille ne s’est point astreint à l’ordre que Moïse a suivi dans sa narration.

2°) Les treize livres appelés Glaphyres, c’est-à-dire profonds ou élégants, renferment une explication allégorique des histoires rapportées avec plus d’étendue dans le Pentateuque. Le saint docteur a choisi celles qui avaient un rapport plus visible à Jésus-Christ et à son Église.

3°) Les Commentaires sur Isaïe et sur les douze petits Prophètes. On y trouve une explica­tion de la lettre et du sens spirituel.

4°) Le Commentaire sur l’Évangile de saint Jean. Il était divisé en douze livres, dont dix seulement sont entiers. Nous n’avons que des fragments du septième et du huitième. Les livres V, VI, VII et VIII manquant autrefois, Jossé Clichtou les suppléa dans l’ancienne édition latine, d’après les écrits des autres Pères. Il s’est trouvé des auteurs qui ont cité ces suppléments comme étant de saint Cyrille. Ils ne seraient point tombés dans cette faute, s’ils avaient lu la préface qui les pré­cède. Jean Aubert a donné le texte grec de ces quatre livres d’après les manuscrits. Pour revenir au commentaire de notre Saint, il y explique le sens littéral et spirituel de l’Écriture, et y réfute les Manichéens et les Eunoméens ; il y enseigne aussi, de la manière la plus formelle, la doctrine de la transsubstantiation.

5°) Le livre intitulé : Le Trésor, à cause du grand nombre de vérités et de principes qu’il renferme, est divisé en trente-cinq titres ou sections. Saint Cyrille y renverse le système impie des Ariens et prouve la divinité de Jésus-Christ par l’Écriture ; il se sert aussi de la même autorité pour établir la divinité du Saint-Esprit, dans les titres 33, 34 et 35.

6°) Le livre sur la sainte et consubstantielle Trinité fut composé à la prière de Nemésin et d’Hermias. Ce sont sept discours en forme de dialogue, tous destinés à prouver la consubstantialité du Verbe. À ces dialogues, le saint docteur en ajouta deux autres sur l’Incarnation, se proposant pour but principal de combattre les erreurs de Nestorius, qui toutefois n’était pas nommé, parce qu’apparemment son hérésie n’avait pas encore été condamnée. À la suite de ces dialogues sont des scohes ou éclaircissements sur l’Incarnation, avec un petit traité sur le même sujet. Il y est prouvé que la Sainte Vierge est véritablement Mère de Dieu, puisque Jésus-Christ est tout à la fois et Fils de Dieu et fils de l’homme.

7°) Les trois Traités sur la FoiSaint Cyrille les composa à Éphèse. Il marque dans le premier, adressé à l’empereur Théodose, les différentes hérésies qui s’étaient élevées jusqu’alors sur l’Incarnation, celle de Manès, de Cérinthe, de Photin, d’Apollinaire et de Nestorius ; puis il les réfute l’une après l’autre ; il s’applique surtout à combattre les erreurs du dernier. Il adressa le second traité aux princesses Pulchérie, Arcadie et Marine ; sœurs de l’empereur, qui toutes trois s’étaient consacrées au service de Dieu. La foi catholique y est prouvée contre Nestorius. Le troi­sième traite détruit les objections des hérétiques.

8°) Les cinq Livres contre Nestorius renferment la réfutation des blasphèmes contenus dans les homélies de cet hérésiarque. Il n’est cependant nommé nulle part, ce qui fait croire qu’il n’avait point encore été condamné. Le style de cet ouvrage est plus clair et plus châtié que celui des autres écrits polémiques de saint Cyrille

9°) Les douze Anathématismes contre la doctrine de Nestorius, Ils ne contiennent rien que d’orthodoxe, et furent lus au concile d’Éphèse. Quelques personnes qui les entendaient mal ; ou qui prenait le parti de Nestorius les attaquèrent comme favorisant la doctrine des Appolinairistes et comme contraire à la distinction des deux natures en Jésus-Christ. Tel fut, entre autres, Jean d’Antioche, qui engagea André de Samosate et Théodoret de Cyr à les réfuter. Saint Cyrille, en donna une explication fort claire, qui satisfit les Pères du Concile d’Éphèse.

11°) Le saint docteur donna ensuite deux Apologies des mêmes Anathématismes ; l’une contre André de Samosate, et l’autre contre Théodoret de Cyr. Il se justifia, dans une troisième apologie adressée à l’empereur, des calomnies répandues contre son catholicisme.

11°) Le livre contre les Anthropomorphites. Quelques moines d’Égypte, forts grossiers et forts ignorants, auxquels on avait dit de se représenter Dieu sous une forme sensible, et cela pour leur faciliter la pratique de sa divine présence s’imaginèrent à la fin qu’il avait un corps comme les hommes, d’où leur vint le nom Anthropomorphites ; ils se fondaient sur cet qu’il est dit que l’homme a été créé à l’image de Dieu. Une erreur aussi absurde et aussi monstrueuse fut condamnée dès sa naissance par Théophile. Le livre dont nous parlons est précédé d’une lettre à Calosyrius d’Arsinoé. Saint Cyrille convient que l’homme est fait à l’image de Dieu, mais il montre en même temps que cette ressemblance ne peut tomber sur le corps, Dieu étant un esprit qui n’a point de forme sensible. Ainsi, dit ce Père, être fait à l’image de Dieu, c’est être doué de raison et capable de vertu. Il réfute, dans la même lettre, d’autres moines aussi peu éclairés que les pre­miers, lesquels s’imaginaient que l’Eucharistie perdait sa consécration quand elle était gardée jusqu’au lendemain. Il répondit dans un autre ouvrage à vingt-sept questions dogmatiques, qui lui avaient été proposées par les Anthropomorphites.

12°) Les dix Livres contre Julien l’Apostat. Julien, aidé de Maxime et de quelques autres philosophes païens, avait composé un ouvrage divisé en trois livres contre nos saints Évangiles. Quoiqu’il ne contint rien autre chose que les objections de Celse, déjà solidement réfutées par Origène et par Eusèbe, il ne laissa pas de faire impression sur les esprits faibles. Ce fût pour arrêter le mal que saint Cyrille écrivit les dix livres dont nous parlons. Il les dédia à Théodose, ce qui donne lieu de croire qu’il avait regagné les bonnes grâces de ce prince. Il les envoya aussi à Jean d’Antioche, comme une preuve de la sincérité de sa réconciliation. Dans le premier livre, le saint docteur prouve la vérité du récit de Moise touchant la création ; dans le second, il fait le parallèle du récit de Moise touchant la création, et des extravagances débitées par Pythagore, Thalès, Platon, etc., pour lesquels Julien avait une admiration ridicule. Le troisième livre est employé à défendre la vérité de l’histoire du serpent qui séduisit Eve, et de la chute d’Adam, histoire qui est bien moins incroyable que tout ce qu’Hésiode a écrit de l’origine de ses prétendus dieux. Le but du quatrième est d’établir la Providence et de montrer qu’il est indigne de Dieu d’avoir besoin de divinités subalternes pour le gouvernement de l’univers. L’utilité des préceptes du décalogue, l’incompatibilité de la jalousie, de la colère et des autres passions avec la nature divine, et l’unité du Dieu des chrétiens, sont le sujet du cinquième livre. Dans le sixième, saint Cyrille oppose les vertus des prophètes et des autres saints aux vices honteux dont les anciens philosophes n’ont pas rougi de se souiller ; il justifie ensuite la coutume qu’avaient les chrétiens de marquer leurs fronts et leurs maisons du signe de la croix, et montre que la cessation des oracles a pour époque la venue de Jésus-Christ, dont la puissance a détruit la tyrannie du démon. Il prouve, dans le septième livre, que les plus célèbres héros du paganisme ont été fort inférieurs en vertus au héros du christianisme. Le huitième et le neuvième livre font voir que Jésus-Christ a été prédit par les prophètes, et que les deux Testaments ne diffèrent point quant à la substance, Enfin, saint Cyrille prouve, dans le dernier livre, que saint Jean et les autres évangélistes rendent témoignage à la divinité de Jésus-Christ ; il marque ensuite la différence qu’il y a entre l’adoration proprement dite, qui n’est due qu’à Dieu, et le culte que nous rendons aux martyrs. 

13°) Les homélies sur la Pâque. Il avait été réglé, dans le concile de Nicée, que l’évêque d’Alexandrie, ville où fleurissait l’étude des mathématiques et de l’astronomie, examinerait avec soin quel jour il faudrait célébrer la Pâque, et qu’il l’annoncerait aux évêques voisins, nommément à celui de Rome, afin que ce dernier pût en instruire toutes les églises d’Occident. Il parait que saint Cyrille rut fort exact à s’acquitter de la commission attachée à son siège. Possevin avait les épitres ou homélies de ce Père, sur la Pâque, dans la bibliothèque de Vatican. Il n’y en a que vingt-neuf d’imprimées. Saint Cyrille marque dans chacune le commencement du Carême, le lundi, le samedi de la semaine sainte, et le dimanche de Pâques. Toutes ces homélies renferment encore d’excellentes instructions sur divers points de la morale. 

14°) Plusieurs Lettres. Elles ont toutes pour objet les affaires de l’Église, ou la défense des dogmes catholiques. Les conciles généraux d’Éphèse et de Chalcédoine ont adopté la seconde à Nestorius, et celle qui est adressée aux Orientaux. On trouve la sixième parmi les canons de l’église grecque, etc. 

Ce n’est ni l’élégance, ni le choix des pensées, ni la politesse du style qui font le mérite des écrits de saint Cyrille, mais la justesse et la précision avec lesquelles le saint docteur explique les vérités de la foi et surtout le mystère de l’Incarnation. On estime particulièrement le Trésor ainsi que les livres contre Nestorius et contre Julien l’Apostat.

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Oraison

Exaucez Seigneur, nous vous en supplions, les prières que nous vous adressons en célébrant la mémoire du bienheureux Cyrille votre confesseur et pontife, et daignez nous pardonner tous nos péchés en considération de ses mérites et de son intercession. Par J. -C. N. -S. Ainsi soit-il.

Saint Cyrille d’Alexandrie

Évêque d'Alexandrie

saint Cyrille d'Alexandrie

Présentation

Fête saint : 28 Janvier

Temps de lecture : 3 min.

Date : 375-444
Pape : saint Sixte III ; saint Léon Ier
Empereur : Flavius Honorius

Sommaire

Pensée

Les Saints agissent comme ils pensent, et pensent comme ils agissent : franchise, droiture, simplicité, modestie, noblesse, grandeur d’âme, zèle ardent et vrai, voilà ce qui les distingue au fond de l’âme, comme à l’extérieur.

Pratique

Ayez horreur du mensonge et de la duplicité.

Priez

Pour les cœurs purs.