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Neuvaine aux Saints Intercesseurs
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Né en 521 en Irlande, de l’illustre maison de Neil
Moine, prêtre et fondateur de nombreux monastères, dont celui de Derry
Exilé en Écosse pour son zèle prophétique, il évangélise les Pictes du Nord
Fondateur du monastère d’Iona, centre majeur du rayonnement chrétien
Mort en 597, vénéré comme un des grands saints celtiques
Au nord des rivages battus par les vents, là où les collines d’Irlande s’inclinent vers l’Atlantique, naquit vers l’an 521 un enfant au cœur ardent : Colombkille, que l’on appelle aussi Colomb ou encore Columba, fils de l’illustre lignée de Neil. Dès l’enfance, une flamme intérieure le poussait vers Dieu ; il étudia la Sainte Écriture sous la direction du saint évêque Finian, dans la ferveur de ces siècles où le monachisme irlandais rayonnait de sainteté et de lumière.
Devenu prêtre en 546, il n’attend pas pour se mettre à l’œuvre. Il fonde une école, puis plusieurs monastères – lieux de prière, de silence, mais aussi de culture et de formation des âmes. Parmi eux, le grand monastère de Dair-Magh, aujourd’hui Derry, fut le joyau de ses fondations. À ses religieux, il offrit une Règle empruntée aux traditions orientales, rigoureuse mais vivifiante, centrée sur la prière, le jeûne et la charité fraternelle.
Son nom, « Colombkille », signifie en irlandais « fondateur de cellules » – évocateur de ces ermitages modestes, creusets de contemplation, qu’il multiplia comme les étoiles dans la nuit.
Mais le feu des prophètes brûle parfois avec trop d’ardeur pour les puissants du monde. Son zèle à dénoncer les désordres publics lui valut l’hostilité du roi Dermot. Exilé, non point puni mais envoyé de Dieu, il traversa la mer avec douze de ses disciples – image vivante du Christ et de ses apôtres – et aborda en Écosse, terre encore sauvage pour l’Évangile.
Nous sommes en l’an 565. Le roi des Pictes du Nord, Bridius, règne sur ces montagnes farouches séparées par le mont Grampian. Là, les Pictes, encore païens, n’ont jamais entendu la Parole. Saint Colomb s’y avance sans peur, mais avec douceur, animé de l’Esprit. Sa parole convertit, ses prières guérissent, et bientôt les cœurs s’ouvrent à la lumière du Christ.
Il reçoit en don l’île de Hy, qu’on appelle désormais Iona ou I-Colm-Kill, à douze milles du rivage. Il y fonde un monastère, refuge des âmes en quête de Dieu, phare pour les peuples du Nord. Ce lieu deviendra le cœur spirituel de la chrétienté celtique : on y forma des saints, on y inhuma des rois, on y pleura et on y chanta l’Évangile. Parmi les moines qui s’y élevèrent figurent les futurs évêques missionnaires Aidan, Finian et Colman, qui porteront la foi jusqu’en Northumbrie.
La sainteté de Colombkille ne se mesurait pas seulement à ses œuvres, mais à la rigueur de sa vie. Il dormait sur la terre nue, la tête reposant sur une pierre. Ses jeûnes étaient constants, ses veilles longues, son labeur infatigable. Il priait, lisait, écrivait, prêchait, chaque heure donnée à Dieu. Mais sa piété n’était pas austère au point d’être morose : une gaieté douce, reflet de la paix intérieure, illuminait son visage. En lui, la joie du Saint-Esprit débordait comme un chant d’oiseau au matin.
Son cœur était immense. Il écoutait chacun avec tendresse, et sa parole réconfortait les affligés. Il possédait aussi le don des miracles et de la prophétie. Même les rois se courbaient devant sa sagesse : Aidan, successeur de son propre parent, le roi Kinatel, voulut recevoir la couronne de ses mains.
Quatre ans avant sa mort, une vision le saisit : des anges lui annoncent que ses jours, déjà comptés, seront prolongés en réponse aux prières de l’Église. Il pleure, non par crainte de mourir, mais par désir de rejoindre son Maître. Le jour venu, un dimanche, il dit à son disciple Diermit : « Ce jour est le Sabbat, jour de repos… il le sera pour moi. »
À minuit, il entre le premier dans l’église pour Matines, s’agenouille, reçoit le saint Viatique, bénit ses frères, et rend paisiblement son âme à Dieu, le 9 juin 597. Il avait soixante-dix-sept ans. Son corps repose d’abord à Iona, avant d’être transféré à Down, aux côtés de saint Patrick et sainte Brigitte – comme si l’Irlande toute entière se rassemblait en un même tombeau.
Longtemps, saint Colomb fut honoré comme l’un des principaux patrons de l’Irlande et de l’Écosse. Son influence dépasse les siècles : à travers ses fondations, il a semé la foi sur deux îles, rassemblé des peuples, et ouvert une voie lumineuse pour l’Évangile dans les terres celtiques.
Aujourd’hui encore, Iona demeure un lieu de pèlerinage, une mémoire vivante d’un saint qui a su conjuguer l’austérité du désert à la douceur d’un père, l’énergie du prophète à la paix du contemplatif.
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Saint Patrick, évangélisateur infatigable de l’Irlande, fondateur d’Églises et pasteur des âmes, dont la foi fit jaillir la lumière du Christ sur une terre païenne.
Saint Jacques le Majeur, missionnaire du zèle apostolique, premier martyr parmi les Douze et patron des pèlerins.
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