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D’après les Bollandistes, le père GIRY, les propres des diocèses et tous les travaux hagiographiques. Vies des Saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, des Martyrs, des Pères, des Auteurs Sacrés et ecclésiastiques, des Vénérables, et autres personnes mortes en odeur de sainteté.

Histoire des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

Histoire des Saints, des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

La Vie des Saints Webp

Hagiographie

Aaron, de la tribu de Lévi qui était son bisaïeul par son père Amram et par sa mère Jochabed, naquit en Égypte, avant qu’on eut mis à exécution l’édit qu’avait porté le roi pour faire mourir tous les enfants mâles dans le temps de leur naissance.

Il avait une sœur nommée Marie, qui était son aînée de trois ans, et il était lui-même de trois ans plus âgé que son frère Moïse. Il épousa Elisabeth, fille d’Aminadab, de la tribu de Judas, et en eut quatre fils, Nadab, Abin, Eléazar et Thomas. Quand Moïse voulut s’excuser d’aller demander à Pharaon la liberté des enfants d’Israël, alléguant la difficulté qu’il avait de parler, Dieu lui dit de prendre avec lui son frère Aaron, parce qu’il s’exprimait facilement, ajoutant qu’il serait son organe auprès du peuple. Moïse étant parti de Madian pour retourner en Égypte, Dieu commanda à Aaron d’aller au-devant de lui dans le désert : il le joignit au pied du mont Moreb, où ils s’embrassèrent. Moïse lui raconta alors tout ce que le Seigneur lui avait dit en lui donnant sa mission, et lui déclara les miracles qu’il lui avait ordonné de faire. Étant venus ensemble en Égypte, ils assemblèrent les anciens des Israélites, et Aaron leur rapporta toutes ces merveilles.

Les deux frères allèrent ensuite parler au roi Pharaon et lui demandèrent pour le peuple d’Israël la liberté d’aller dans le désert offrir à Dieu des sacrifices. On sait la résistance et l’endurcissement du roi, et les plaies qui affligèrent l’Égypte en punition du péché de son chef. La verge qu’Aaron portait à la main fut l’instrument dont Dieu se servit dans cette circonstance pour opérer plusieurs miracles. Elle fut transformée en serpent, fit changer en sang les eaux du Nil, remplit l’Égypte de grenouilles et couvrit de moucherons tout le pays. Aaron eut part à tout ce que Moïse fit depuis pour la délivrance du peuple d’Israël. Il était l’interprète de son frère, tant auprès de Pharaon que devant le peuple, Dieu l’ayant établi le prophète de Moïse, comme il avait établi Moïse le dieu de Pharaon. Ce fut lui encore qui recueillit la manne dans un vase que l’on mit depuis dans le tabernacle pour le conserver à la postérité. Pendant le combat que Josué livra aux Amalécites, Aaron et Hur, son beau-frère, assistèrent Moïse qui priait pour la victoire, sur le haut de la colline, et lui soutinrent les bras chacun de son côté, car ils remarquaient que les ennemis avaient l’avantage lorsque la lassitude les lui faisait abaisser. Quand, peu de jours après la victoire, on alla camper au pied de la montagne de Sinaï, Dieu voulut qu’Aaron monta avec Moïse pour entendre ses commandements, quoi qu’il fût défendu à tout autre, sous peine de mort, de toucher seulement le bas de la colline. Ce fut là qu’Aaron fut établi substitut de Moïse, et chargé de terminer les difficultés qui pourraient survenir pendant son absence qui devait être de quarante jours.

Cependant, le peuple, impatient de revoir Moïse, alla jusqu’à oublier Dieu lui-même. Il vint en foule assiéger Aaron pour l’obliger à lui donner d’autres dieux. Aaron eut la faiblesse de céder aux instances de cette multitude indocile, et consentit à la confection du veau d’or ; mais son repentir égala sa faute, et Dieu le choisit pour le grand prêtre de la religion judaïque. Cette préférence excita une révolte qui avait pour chef Coré, Dalhan et Abiron, trois ambitieux qui aspiraient à cette dignité et qui furent engloutis avec leurs familles dans les entrailles de la terre. Un grand nombre de leurs partisans furent consumés par les flammes qui s’échappèrent de l’autel, au moment où ils faisaient les encensements d’usage ; d’autres, en plus grand nombre encore, périrent par le feu du ciel qui eût exterminé tous ces rebelles si Aaron ne se fût mis, l’encensoir à la main, entre les morts et les vivants, pour apaiser la colère de Dieu. Un nouveau miracle, moins terrible, mais non moins capable de réduire au silence les murmurateurs, vint confirmer son sacerdoce. On plaça, par l’ordre de Dieu, dans le tabernacle, les douze verges des douze tribus, et la souveraine sacrificature devait être déférée à la tribu dont la verge aurait fleuri pendant la nuit suivante. Le lendemain, la verge de la tribu de Lévi, c’est-à-dire celle d’Aaron, se trouva chargée de fleurs et de fruits. Il fut donc proclamé grand prêtre une seconde fois, et cette dignité qu’il exerça toute sa vie, devint héréditaire dans sa famille.

Lorsque le terme de sa carrière fut arrivé, Dieu dit à Moïse de le conduire sur la montagne de Hor, et de le dépouiller des insignes du sacerdoce pour en revêtir son fils Eléazar, qui devait lui succéder. Aaron n’eut pas la consolation d’entrer dans la terre promise, pour avoir douté de la puissance de Dieu, qui lui commandait de frapper de sa verge le rocher de Cadès, afin d’en faire sortir de l’eau. Il frappa deux coups au lieu d’un qui lui était prescrit, et cette défiance fut punie dès ce monde ; ce qui n’empêche pas qu’il n’ait été récompensé dans l’autre ; car l’Église l’honore comme saint, et son nom se lit dans le martyrologe romain du premier juillet. Il mourut à l’âge de cent vingt-trois ans, et le peuple porta son deuil pendant trente jours.

Aaron fut enseveli au sommet de la montagne Hor, où l’on vénère encore son tombeau. Un vieil arabe, qui habite au haut du rocher, sert de gardien à ce lieu vénéré. On n’a guère montré d’autres reliques d’Aaron que la verge dont nous avons parlé, et que Moïse avait fait conserver auprès de l’arche d’alliance, en mémoire de cette merveille. Depuis la ruine du temple par Nabuchodonosor, on ne sait ce qu’elle est devenue ; on n’a pas laissé de dire, toutefois, qu’elle se conservait à Rome, avec celle de Moïse, dans l’église de Saint-Jean de Latran.

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Trois moyens de vaincre la passion dominante : S’examiner tous les jours sur les fautes auxquelles elle nous expose, et s’en humilier. S’abstenir de tout ce qui peut l’entretenir, et s’exercer à des actes contraires. . Enfin prier Dieu de nous venir en aide et de nous accorder la grâce de la maîtriser chaque jour de plus en plus. 

Comment représente-t-on saint Aaron ?

La plupart des estampes, des sculptures et des peintures le représentent tenant dans sa main la baguette fleurie qui servit à reconnaître le choix que Dieu avait fait de lui pour devenir souverain sacrificateur : cette caractéristique paraît la plus rationnelle. – Un vitrail du VIIIe siècle, à la cathédrale du Mans, le montre tenant dans ses bras la synagogue qui se meurt ; un autre du XVIe siècle, à l’église Saint-Patrice de Rouen, tenant le serpent d’airain. – La mitre est encore l’attribut que lui donnent assez fréquemment les anciens vitraux. – Une figure tirée d’une miniature de la Bible du XIe siècle le représente à mi-corps, en face de Moise, et tenant un vase qui est sans doute celui qui renfermait la manne dans l’arche d’alliance, ou le sang des victimes. – On le voit quelquefois montrant au peuple hébreu le veau d’or, autour duquel se forme une danse ; ou encore frappant le rocher d’où sort une source d’eau vive. – Enfin, les peintures modernes le représentent volontiers avec un encensoir à la main.

Saint Aaron

Fête saint : 01 Juillet

Temps de lecture : 3 min.

Saint Aaron

Présentation

Titre : Grand prêtre des hébreux et frère de Moïse
Date : 1471 av JC.

Sommaire

Pensée

Le temps passe ; la mort arrive ! Songez à l’unique chose, nécessaire, votre salut. « Les holocaustes ne vous étaient point agréables, alors j’ai dit : Voici que je viens pour accomplir votre volonté, ô mon Dieu. »

Pratique

Ne cherchez en toutes choses que l’accomplissement de la volonté divine, préférant toujours le Créateur à la créature.

Priez

Le Seigneur que cette nouvelle année vous voie croitre en vertus et en mérites devant Dieu.