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D’après les Bollandistes, le père GIRY, les propres des diocèses et tous les travaux hagiographiques. Vies des Saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, des Martyrs, des Pères, des Auteurs Sacrés et ecclésiastiques, des Vénérables, et autres personnes mortes en odeur de sainteté.

Histoire des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

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La redécouverte de la Croix, d'après Gustave Doré.
La redécouverte de la Croix, d'après Gustave Doré.

En quoi consiste le culte des reliques ?

Les Juifs abhorraient les cadavres, mais les chrétiens les regardent comme précieux (S. Bas.), quand ils ont été la demeure du S. Esprit (I. Cor. 111, 6 ; XVI, 19) et une semence d’où germera un corps glorieux le jour de la résurrection (I. Cor.XV, 42).

Nous vénérons les reliques pour adorer Celui en qui et pour qui ils sont morts. (S. Jér.). Le culte des reliques est inné à l’homme : nous aimons à conserver comme souvenir de nos morts ce que nous pouvons garder d’eux ; nous conservons les objets ayant appartenu aux hommes illustres, l’armure des grands guerriers, p. ex. Dieu lui-même honore les reliques, car il s’en sert pour opérer des miracles. Beaucoup de corps de saints sont incorruptibles et souples, en entier (Ste Thérèse, S. François-Xavier), ou dans un de leurs membres (la langue de S. Jean Népomucène, de S. Antoine de Padoue, le bras droit de S. Étienne de Hongrie) ; beaucoup d’entre eux répandent une odeur suave (Ste Thérèse), ou distillent une huile parfumée. (S. Nicolas).

« Dieu, dit S. Jean Chrysostome, a pour ainsi dire partagé les saints avec nous : il a pris l’âme pour lui et nous a laissé les corps ».

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Le culte des reliques nous obtient-il des bienfaits ?

Le culte des reliques nous obtient de Dieu de nombreux bienfaits. (Conc. de Tr. 25).

Les reliques sont des sources de salut d’où découlent pour nous les bienfaits divins. La volonté de Dieu fit jaillir une source du rocher dans le désert (Exode XVI, 35), elle fait de même des reliques des saints une source de bénédictions. (S. Jean Dam.). Les corps des saints et les tombeaux des martyrs éloignent les embûches du démon et procurent souvent la guérison des maladies les plus opiniâtres. S. Augustin raconte une foule de guérisons et la résurrection de deux enfants obtenues dans l’Afrique du Nord par les reliques de S. Étienne. Dans l’Ancien Testament déjà, nous voyons un mort ressusciter au contact des ossements du prophète Elisée (IV. Bois, XIII, 21). Il n’y a rien d’étonnant à cela, puisque Dieu opère des miracles par le corps des saints, déjà de leur vivant : l’hémorroïsse fut guérie en touchant le bord du vêtement du Sauveur (S. Matth. IX, 22) ; des malades furent soulagés par l’ombre de S. Pierre (Act. Ap. V, 15), par les suaires et les linges de S. Paul. (Ib. XIX, 12). Il est évident que le miracle n’est pas produit matériellement par les reliques, mais par la volonté de Dieu. Il n’y a donc aucune superstition dans les pèlerinages du peuple chrétien, où Dieu opère des miracles par les reliques ou les images des saints. (S. Aug.).

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Culte des reliques

Sommaire

On appelle reliques, les restes des corps des saints, ou bien des objets qui ont été en rapport intime avec le Christ ou les saints.

Sont donc des reliques : le corps entier d’un saint, un bras, un pied, ou même une parcelle d’ossement. On les trouve dans et sur les autels, ou en la possession de simples fidèles. Les reliques authentiques portent toujours le nom du saint et le sceau d’un évêque ; le commerce en est sévèrement interdit, il n’est permis de payer que le reliquaire. De tout temps, on a rendu un culte aux objets qui ont été en relation intime avec Jésus-Christ et les saints ; p. ex. la Crèche, la vraie Croix, la S. Robe, le S. Suaire, le voile de la Ste Face, etc. La Crèche de Jésus (des fragments) est conservée à Rome, à Ste Marie-Majeure ; la Tunique sans couture à Trêves ; une tunique de Jésus adolescent se trouve à Argenteuil ; la table de cèdre de la Ste Cène dans la basilique de Latran. Il y a un S. Suaire à Turin, et le voile, de S. Véronique, est à S. Pierre, à Rome ; la Couronne d’épines à Paris. La vraie Croix fut retrouvée par l’impératrice Ste Hélène en 325 : une partie s’en trouve dans l’église du S. Sépulcre à Jérusalem, l’autre à Rome. Nous considérons comme relique toute la Terre Sainte et les croisades (1096—1270) montrent le prix que les chrétiens du Moyen-âge y Attachaient On y vénère surtout, à Nazareth, l’endroit de l’Annonciation, à Bethléhem celui de la Nativité, à Jérusalem le Cénacle, la grotte de l’agonie, le Calvaire et le S. Sépulcre, le lieu de l’Ascension. Constantin et sa mère avaient élevé en tous ces endroits de splendides basiliques. De tout temps, on a aussi vénéré les vêtements, les instruments de martyre des saints, le lieu de leur naissance et de leur sépulture. S. Jérôme rapporte que S. Antoine l’ermite avait hérité de S. Paul l’ermite (356) son manteau composé de feuilles de figuier, qu’il l’avait en grande vénération et le portait seulement aux plus grandes fêtes de l’année. L’Église primitive déjà bâtissait des églises et élevait des autels sur les tombeaux des saints.

Les S. Reliques sont vénérables, parce que les corps des saints ont été les temples et les instruments du S. Esprit, et qu’ils ressusciteront un jour dans la gloire. (Conc. de Tr. 25).