La Vie des Saints

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D’après les Bollandistes, le père GIRY, les propres des diocèses et tous les travaux hagiographiques. Vies des Saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, des Martyrs, des Pères, des Auteurs Sacrés et ecclésiastiques, des Vénérables, et autres personnes mortes en odeur de sainteté.

Histoire des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

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Saint Pierre Canisius : Apôtre et Écrivain

Découvrez la vie de saint Pierre Canisius de Nimègue, apôtre de l'Allemagne et écrivain théologique, qui a influencé la Contre-Réforme catholique. ✝️🙏

Saint Pierre Canisius de Nimègue, un géant spirituel du XVIe siècle, est reconnu pour son rôle crucial dans la Contre-Réforme catholique. Né à Nimègue en 1521, il se consacra à la défense de la foi catholique dans un contexte marqué par les divisions religieuses en Europe. Son engagement en faveur de l’Église catholique et de son enseignement orthodoxe lui valut le titre de “Deuxième Apôtre de l’Allemagne“.

Jeune homme brillant, Pierre Canisius rejoignit l’ordre des Jésuites, où il se distingua par son érudition et son zèle missionnaire. Il consacra une grande partie de sa vie à l’enseignement et à l’évangélisation, prêchant la parole de Dieu avec conviction et compassion. Son travail missionnaire en Allemagne fut particulièrement remarquable, où il contribua à renforcer la foi catholique face à la montée du protestantisme.

Pierre Canisius était également un écrivain prolifique, produisant des ouvrages théologiques et spirituels qui exercèrent une influence considérable sur la pensée catholique de l’époque. Ses écrits étaient caractérisés par leur clarté et leur accessibilité, ce qui les rendait populaires auprès d’un large public. Sa célèbre “Cathéchisme” fut largement utilisée comme outil d’enseignement dans les écoles catholiques pendant des siècles.

Sa contribution à la Contre-Réforme catholique ne se limitait pas à l’enseignement et à l’écriture. Pierre Canisius fut également impliqué dans des efforts visant à réformer le clergé et à promouvoir la discipline ecclésiastique. Son engagement en faveur de la réforme interne de l’Église témoigne de sa profonde préoccupation pour le bien-être spirituel du peuple de Dieu.

La renommée de Pierre Canisius ne se limitait pas à son vivant. Après sa mort en 1597, il fut rapidement vénéré comme un saint et un docteur de l’Église catholique. Son héritage spirituel continue d’inspirer les fidèles du monde entier, en particulier ceux qui cherchent à approfondir leur foi et leur engagement envers l’Église.

Aujourd’hui, les lieux saints associés à la vie de Pierre Canisius, tels que sa maison natale à Nimègue et les églises où il prêcha en Allemagne, attirent de nombreux pèlerins et touristes désireux de se connecter avec son héritage spirituel. Sa mémoire est également honorée à travers des établissements éducatifs et des institutions religieuses qui portent son nom et perpétuent son engagement en faveur de l’enseignement et de l’évangélisation.

En explorant la vie et l’héritage de saint Pierre Canisius de Nimègue, les croyants découvrent un modèle de dévotion et de service fidèle à l’Église catholique. Que ce soit à travers la prière, l’étude de ses écrits ou la visite des sites saints qui lui sont dédiés, les fidèles trouvent en Pierre Canisius un exemple inspirant de sainteté et de zèle missionnaire.

Iconographie

On représente le bienheureux Pierre Canisius ayant près de lui un chien qui aboie contre l’hérésie (son nom hollandais, De Hond, signifie chien ; aussi les Luthériens, fort mécontents de ses œuvres, l’appelaient le chien de Nimègue). 

Il est, avec saint Nicolas, le patron de Fribourg, en Suisse.

Luther

Le plus fameux novateur religieux du XVIe siècle, né en 1484 en Saxe, mort en 1546. Il dut son éducation à la charité des moines, et entra chez les Augustins d’Erfurt. Devenu professeur de théologie, il s’irrita de ne pas être le Judas des indulgences, c’est-à-dire de n’en pas tenir la bourse ; il écrivit contre le pape et prêcha contre l’Église romaine. Devenu épris de Catherine Bore, religieuse, il l’enleva de son couvent avec huit autres sœurs, se hâta de l’épouser, et publia un écrit où il comparait ce rapt à celui que Jésus-Christ fit, le jour de la passion, lorsqu’il arracha les âmes de la tyrannie de Satan…

Nous ne pouvons ici faire sa vie, mais sa mort nous revient. Ses ennemis ont assuré que le diable l’avait étranglé ; d’autres qu’il mourut subitement en allant à la garde-robe, comme Arius, après avoir trop soupé ; que, son tombeau ayant été ouvert le lendemain de son enterrement, on n’y avait pu trouver son corps, et qu’il en était sorti une odeur de soufre insupportable. — George Lapôtre le dit fils d’un démon et d’une sorcière.

À la mort de Luther, disent les relations répandues chez ses contemporains, les démons en deuil, habillés en corbeaux, vinrent chercher cet ami de l’enfer. Ils assistèrent invisiblement aux funérailles ; et Thyrseus ajoute qu’ils remportèrent ensuite loin de ce monde, où il ne devait que passer. — On conte encore que le jour de sa mort tous les démons qui se trouvaient en une certaine ville de Brabaut (à Malines) sortirent des corps qu’ils possédaient et y revinrent le lendemain ; et comme on leur demandait où ils avaient passé la journée précédente, ils répondirent que, par l’ordre de leur prince, ils s’étaient rendus à l’enterrement de Luther. Le valet de Luther, qui l’assistait à sa mort, déclara, ce qui est très-singulier, en conformité de ceci, qu’ayant mis la tête à la fenêtre pour prendre l’air au moment du trépas de son maitre, il avait vu plusieurs esprits horribles qui dansaient autour delà maison, et ensuite des corbeaux maigres qui accompagnèrent le corps en croassant jusqu’à Wittemberg

La dispute de Luther avec le diable a fait beaucoup de bruit. Un religieux vint un jour frapper rudement à sa porte, en demandant à lui parler. Le renégat ouvre ; le prétendu moine regarde un moment le réformateur, et lui dit : — J’ai découvert dans vos opinions certaines erreurs papistiques sur lesquelles je voudrais conférer avec vous. — Parlez, répond Luther.

L’inconnu proposa d’abord quelques discussions assez simples, que Luther résolut aisément. Mais chaque question nouvelle était plus difficile que la précédente, et le moine supposé exposa bientôt des syllogismes très embarrassants. Luther, offensé, lui dit brusquement : — Vos questions sont trop embrouillées ; j’ai pour le moment autre chose à faire que de vous répondre.

Cependant, il se levait pour argumenter encore, lorsqu’il remarqua que le religieux avait le pied fendu, et les mains armées de griffes. — N’es-tu pas, lui dit-il, celui dont la naissance du Christ a dû briser la tête ?

Et le diable, qui s’attendait avec son ami à un combat d’esprit et non à un assaut d’injures, reçut dans la figure l’encrier de Luther, qui était de plomb : il dut en rire à pleine gorge. On montre encore sur la muraille, à Wittemberg, les éclaboussures de l’encre.

On trouve ce fait rapporté, avec quelque différence de détails, dans le livre de Luther lui-même sur la messe privée, sous le titre de Conférence de Luther avec le diable. Il conte que, s’étant éveillé un jour, vers minuit, Satan disputa avec lui, l’éclaira sur les erreurs du catholicisme, et l’engagea à se séparer du pape. C’est donner à sa secte une assez triste origine. L’abbé Cordemoy pense, avec beaucoup d’apparence de raison, que certains critiques ont tort de prétendre que cette pièce n’est pas de Luther. Il est constant qu’il était très visionnaire, ce qui doit suffire aux incrédules ; et que pour les croyants, il était très en état de voir le diable. Il est même possible que la bravade de l’encrier soit une vanterie.

Saint Pierre Canisius : Apôtre et Écrivain

Fête saint : 20 Décembre
Pierre Canisius
Présentation
Titre : Le Bienheureux, ✞ 1597.
Date : 1597
Pape : Clément VIII
Empereur : Rodolphe II

Canisius, après cinq mois passés dans la prière et l’étude près de son supérieur, partit pour Messine ; et lui qui peu de temps auparavant siégeait parmi les Pères du concile, eut à enseigner la rhétorique. Pendant un an, il s’acquitta de cette mission avec ce dévouement, cet amour du devoir qui lui faisaient trouver du charme au moindre des emplois. Il devait repa­raître bientôt sur une plus vaste scène. Il est subitement rappelé à Rome pour y prononcer ses vœux solen­nels : c’était, pour ainsi parler, l’achèvement de l’homme de Dieu. Pierre se consacre solennellement et irrévocablement à l’œuvre de la Providence ; Ignace peut mourir en paix, il compte un vaillant lutteur de plus dans son armée d’élite. C’est à l’Allemagne qu’appartient désormais le religieux profès ; nous allons voir ce vrai réformateur à l’œuvre.