La Vie des Saints

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D’après les Bollandistes, le père GIRY, les propres des diocèses et tous les travaux hagiographiques. Vies des Saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, des Martyrs, des Pères, des Auteurs Sacrés et ecclésiastiques, des Vénérables, et autres personnes mortes en odeur de sainteté.

Histoire des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

Histoire des Saints, des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

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Hagiographie

La circoncision, dont l’origine était antérieure de plusieurs siècles à la promulgation de la loi de Moïse, fut ordonnée à Abraham sous des peines très rigoureuses.

Le précepte de cette cérémonie était fondé sur trois raisons principales : elle devait être d’abord le sceau de l’alliance que le Seigneur daignait contracter avec le peuple choisi ; et puis, un signe qui distinguât des autres peuples de la terre les descendants du saint patriarche ; enfin, un gage des bénédictions promises, dans la personne d’Abraham, à tous ceux qui observeraient fidèlement les ordonnances du Seigneur.

Jésus-Christ n’était aucunement assujetti à cette loi, pas plus qu’aux autres observances judaïques ; mais, comme il venait pour apprendre aux hommes à garder les commandements de Dieu d’une manière plus parfaite, il a voulu s’y soumettre pour accomplir toute justice.

Par là aussi, d’esclaves, il nous a rendus libres et propres à recevoir l’adoption des enfants de Dieu dans le baptême qu’il a institué pour cet effet. Il est évident par plusieurs passages des saintes Écritures que la circoncision du corps n’était que le symbole de la circoncision du cœur qui consiste dans le retranchement des passions déréglées.

Nous ne pouvons donc mieux honorer les prémices du sang adorable que le Sauveur verse aujourd’hui pour nous, ni mieux sanctifier le commencement de cette nouvelle année, qu’en prenant la ferme résolution de combattre sans relâche celle de nos inclinations vicieuses que nous savons par expérience nous avoir été la plus funeste.

Trois moyens de vaincre la passion dominante : S’examiner tous les jours sur les fautes auxquelles elle nous expose, et s’en humilier. S’abstenir de tout ce qui peut l’entretenir, et s’exercer à des actes contraires. . Enfin prier Dieu de nous venir en aide et de nous accorder la grâce de la maîtriser chaque jour de plus en plus. 

Excellence du nom Jésus

On peut recueillir dans les saints Docteurs plusieurs excellences de ce nom de Jésus. La première est que c’est le Père éternel qui en est l’auteur ; car, comme dit saint Cyrille d’Alexandrie, lorsque l’Auge l’annonça à la sainte Vierge et à saint Joseph, il ne l’annonça pas de lui-même, mais de la part de Dieu qui l’avait chargé de cette mission. Et, certes, pour donner le nom à une chose, il faut avoir quelque puissance sur elle, comme Adam en avait sur toutes les créatures, et comme les pères en ont naturellement sur leurs enfants. Or, il n’y avait certainement que Dieu qui eût puissance sur Jésus-Christ, à ne le considérer même que comme homme. C’était donc à Dieu qu’il appartenait de lui donner un nom.

1°) Son auteur

De plus, pour imposer à quelqu’un un nom qui lui soit convenable, il faut le connaître parfaitement et en pénétrer le mérite. Or, Notre-Seigneur assure lui-même que personne ne le connaît, si ce n’est son Père éternel, comme il n’v a que lui qui connaisse naturellement son Père. C’était donc de son Père qu’il devait recevoir un nom. Enfin, nous voyons dans l’Écriture sainte que ceux pour qui Dieu a une affection particulière, et qu’il a destinés à des emplois plus éminents, ont été nommés par lui, soit avant leur naissance, soit immédiatement après, soit dans le cours de leur vie, comme cela fut fait d’Abraham, d’Isaac, de saint Jean-Baptiste et de saint Pierre. Il était donc bien juste que ce fût lui qui donnât un nom à ce Fils bien-aimé qui était le cher objet de ses complaisances et qu’il avait destiné à être le Rédempteur du monde. Cela, néanmoins, ne priva pas Marie et Joseph de l’honneur de lui imposer ce nom ; car l’Ange leur avait dit à l’un et à l’autre :

Vous l’appellerez Jésus.

Marie avait ce droit, parce qu’elle renfermait dans sa maternité toute l’autorité paternelle et maternelle, et pour Joseph, quoiqu’il n’eut point de part à sa conception ni à sa naissance, cependant il ne devait pas, dit saint Jean Chrysostome, être exclu de cette fonction, puisqu’on y participant, il ne dérogeait en rien à la souveraine dignité de son épouse. Mais l’un et l’autre ne firent autre chose que donner le nom qu’ils avaient appris par révélation, et que le Père éternel leur avait désigné.

2°) Le nom de Jésus est le nom propre du verbe incarné

La seconde excellence est que ce nom de Jésus est le nom propre du Verbe incarné. Je dis le nom propre, non-seulement par opposition à ses noms métaphoriques, tels que sont ceux de lion, d’agneau, de pierre, de vigne, de chemin, de lumière et beaucoup d’autres, que saint Jérôme rapporte sur le chapitre XLVI d’Ezéchiel, mais aussi par opposition à ses noms appellatifs, tel qu’est celui de Christ, et à ceux qui lui sont communs avec les autres personnes divines, ou avec les plus qualifiés d’entre les hommes, de sorte que, comme le nom du premier homme est Adam, et celui de la sainte Vierge est Marie, et celui de l’Apôtre des nations est Paul, ainsi le nom propre du Sauveur est Jésus. Il y a même des auteurs qui ont écrit que ce nom lui est si propre, qu’il n’a jamais été donné à d’autres qu’à lui, et que celui que l’Écriture sainte attribue à Jésus ou Josué, fils de Nun, et à Jésus, fils de Josédech, et à Jésus, fils de Sirach, s’écrivait et se prononçait autrement en hébreu que celui de Notre-Seigneur. Néanmoins, il est plus véritable que ces trois grands personnages, qui étaient les figures de Jésus-Christ, comme aussi l’ancien Joseph, Othoniel, Aod, Gédéon, Jephté et Samson, qui ont été aussi appelés Jésus et Sauveurs, avaient le même nom quant aux lettres et à la prononciation ; mais il y avait une différence infinie pour ce qui était de la signification : car ils n’ont eu ce nom qu’en raison du salut temporel qu’ils ont apporté au peuple dont Dieu leur avait confié la conduite; au lieu que Notre-Seigneur a ce nom, parce que le salut qu’il procure s’étend sur les corps et sur les âmes, sur les Juifs et sur les Gentils, sur les vivants et sur les morts, sur le temps et sur l’éternité ; parce qu’il sauve par sa propre vertu et non par une vertu étrangère. Aussi l’Ange, expliquant à saint Joseph la force de ce nom, lui dit :

Vous l’appellerez Jésus, parce que c’est lui qui délivrera son peuple de ses péchés

Son peuple, c’est-à-dire toutes les nations du monde, selon qu’il est écrit :

Demandez-moi, et je vous donnerai les nations pour notre héritage. les confins de la terre pour le lieu de votre domaine.

C’est en ce sens que le nom de Jésus est un nom nouveau. Il ne l’est pas en tant qu’il signifie simplement Sauveur ; mais il l’est en tant qu’il signifie celui qui délivre des péchés et de la mort, et qui donne un salut parfait et accompli.

3°) Il renferme tous les autres noms donnés au Messie

La troisième excellence est que ce nom comprend tous les autres noms que la sainte Écriture donne au Messie, tant selon sa nature divine que selon sa nature humaine, et selon l’union de l’une et de l’autre en une même personne ; de sorte que nous avons, dans ce nom, l’accomplissement de ces belles prophéties d’Isaïe, de Jérémie et de Zacharie :

Il sera appelé Emmanuel, c’est-à-dire Dieu avec nous. Nommez-le, Celui qui se hâte d’enlever les dépouilles. On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu, Fort, Père du siècle à venir, Prince de la Paix. Voici le nom qu’on lui donnera : Le Seigneur noire Juste ; son nom sera l’Orient.

Ces noms sont tirés de la cause du salut, qui est l’alliance de Dieu avec la nature de l’homme ; car Dieu seul ne pouvait pas satisfaire, et l’homme ne pouvait pas satisfaire infiniment. Il fallait à nos maux un divin remède où se trouvassent à la fois la divinité et l’humanité, c’est-à-dire la matière du salut, qui est le péché avec toutes ses suites ; la voie du salut, qui est de nous éclairer, de nous justifier et de nous remplir de force et de constance ; enfin, le terme du salut, qui est la paix éternelle et le bonheur immuable de ce siècle qui ne finira jamais. Or, le nom de Jésus signifiant un Sauveur parfait, s’étend généralement à toutes ces choses : il nous exprime et nous représente celui qui est Dieu et Homme, qui détruit le péché, qui surmonte la mort, qui dépouille l’enfer, qui enchaîne le démon, qui nous remplit de lumière, qui nous rétablit dans la grâce et dans la dignité d’enfants de Dieu, qui nous fortifie contre les tentations, qui nous donne la persévérance, qui nous ouvre la porte du royaume des cieux, et qui nous y conduit heureusement, pour régner avec lui dans l’éternité. Ainsi, il renferme tous ces noms du Messie annoncés par les prophètes, et il en est comme le précis et l’abrégé. Ajoutez qu’il renferme encore les qualités augustes de Chef, de Pasteur, de Docteur, de Législateur, de Grand Prêtre, de Victime, de Consolateur et d’Epoux, qui signifient presque la môme chose que ces autres noms, et qui sont aussi des apanages d’un véritable Sauveur.

4°) Il nous rapelle les actions et les souffrances du Sauveur

La quatrième excellence, qui a beaucoup de rapport et de liaison avec la précédente, c’est que ce même nom nous remet devant les yeux toutes les actions et toutes les souffrances de Notre-Seigneur, avec ce grand nombre de fruits merveilleux qui procèdent de son incarnation, de sa passion et de sa résurrection. En effet, il n’a jamais rien fait ni souffert que pour remplir son nom et son office de Jésus et de Sauveur. S’il est né dans une étable, s’il a souffert la rigueur de la Circoncision, s’il a fui en Egypte, s’il a passé trente ans dans une vie inconnue et méprisée, s’il s’est exposé à mille travaux et à mille fatigues dans le temps de sa prédication, s’il s’est livré lui-même à l’infamie et à la cruauté du supplice de la croix, s’il est sorti glorieusement du tombeau, s’il est monté à la droite de son Père, ce n’a été que pour être parfaitement Jésus et Sauveur, et pour ne rien omettre de ce qui pouvait contribuer à notre salut. Ainsi, quand nous l’appelons Jésus, nous disons en un mot un Dieu-Homme, un Dieu pauvre, humilié, méprisé, souffrant et mourant ; nous disons un avocat tout-puissant, qui intercède continuellement- pour nous dans le ciel. De même, tous les biens qui ont coulé de cette source, et qui se sont répandus dans le ciel, sur la terre et jusqu’aux enfers, ne sont autre chose que des grâces de ce Sauveur. L’allégresse rendue aux chœurs angéliques, dont le péché des démons avait troublé les célestes concerts, la délivrance des Saints qui étaient dans les limbes, la vocation des Gentils, la foi des nations, la justification des pécheurs, le renouvellement du monde, la constance des Martyrs, la lumière des Docteurs, la dévotion des Confesseurs, l’austérité des Religieux, la pureté des Vierges, la fermeté de l’Eglise, la mort précieuse des Justes, le couronnement des Saints et la consommation de toutes choses, sont les fruits du salut que ce divin Libérateur est venu opérer dans le monde : ils sont exprimés dans le nom de Jésus, et nous ne pouvons le prononcer sans en donner l’idée, sans les représenter à la mémoire.

5°) Effets admirables de ce saint nom

La cinquième et dernière excellence est que ce divin nom a des effets admirables dans Pâme de ceux qui y pensent attentivement, et qui le prononcent avec dévotion. Ecoutez ce qu’en écrit saint Bernard, au quinzième sermon sur le Cantique des cantiques ; il applique au nom de Jésus ces paroles de l’Epouse à l’Époux : Votre nom est une huile répandue ; et il dit : « Pourquoi ce nom est-il une huile ? Je ne sais si vous en savez de meilleure raison ; mais, pour moi, je crois que c’est parce que l’huile a trois qualités, qui sont d’éclairer, de nourrir et d’oindre : elle entretient la flamme, elle nourrit la chair, elle apaise la douleur. C’est une lumière, une nourriture et un remède. Or, ces mêmes choses conviennent au nom de l’Époux ; il éclaire lorsqu’on le public, il nourrit lorsqu’on le médite, il oint et adoucit les maux lorsqu’on l’invoque. Examinons chacune de ces qualités en particulier.

Il est une lumière

Comment pensez-vous qu’une si grande et si soudaine lumière de la foi ait éclaté dans le monde, sinon parla prédication de Jésus-Christ ? N’est-ce pas par la splendeur de ce nom que Dieu nous a appelés à son admirable lumière ? Voilà pourquoi saint Paul dit :

Vous n étiez autrefois que ténèbres, mais à présent vous êtes lumière en Notre-Seigneur.

Combien cette lumière a-t-elle été resplendissante, et combien a-t-elle ébloui les yeux de tous ceux qui la regardaient, lorsque, sortant comme un éclair de la bouche de Pierre, elle affermit les jambes et les pieds d’un boiteux, et rendit la vue à plusieurs aveugles spirituels! Ne jeta-t-il pas des flammes de feu, lorsqu’il dit : Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, levez-vous et marchez ?

Une nourriture

Mais le nom de Jésus n’est pas seulement une lumière, c’est une nourriture. Ne vous sentez- vous pas réconfortés toutes les fois que vous vous en souvenez ? Qu’y a-t-il qui nourrisse tant l’esprit de celui qui y pense, qui répare si bien les forces épuisées, qui rende les vertus si mâles, qui fasse avec tant de succès persévérer dans les bonnes et louables habitudes, et qui entretienne si constamment les inclinations chastes et honnêtes ? Toute nourriture de Pâme est sèche, si elle n’est trempée dans celte huile ; elle est insipide, si elle n’est assaisonnée de ce sel. Un livre n’a point de goût pour moi, si je n’y trouve le nom de Jésus. Une conférence ou un entretien ne me plaît point, si l’on n’y parle de Jésus. Jésus est un miel à la bouche, une mélodie aux oreilles, un chant d’allégresse au cœur.

Un remède

Mais il est encore un remède. Quelqu’un de nous est-il triste ? Que Jésus vienne dans son cœur, que de là il passe à sa bouche ; ce nom sacré n’est pas sitôt prononcé qu’il produit un beau jour qui chasse l’ennui et ramène le calme et la sérénité. Quelqu’un tombe-t-il dans un crime ? Court-il même à la mort par un désespoir ? Au moment qu’il invoque ce nom de vie, il commence à respirer et à revivre. Devant ce nom salutaire, qui a jamais persisté dans son endurcissement, ou dans sa paresse, ou dans son animosité, ou dans sa langueur? Qui est celui qui ayant perdu le don des larmes, ne les ait pas senties couler de ses yeux avec plus d’abondance et de douceur, aussitôt qu’il a invoqué Jésus ? Qui, étant saisi de frayeur dans l’appréhension d’un péril imminent, n’a pas été délivré de toute crainte et n’a pas reçu beaucoup d’assurance dès l’instant qu’il a invoqué ce nom tout-puissant ? Qui est celui dont l’esprit flottant et irrésolu n’a pas été affermi aussitôt qu’il en a imploré le secours ? Enfin qui, étant dans la défiance, et môme tout près de succomber sous le poids de quelque grande adversité, n’a pas repris une nouvelle vigueur au seul son de ce nom secourable ? Ce sont là les langueurs et les maladies de l’âme, et il en est le remède. Rien n’est plus propre que ce nom à arrêter l’impétuosité de la colère, à abaisser l’enflure de l’orgueil, à guérir les plaies de l’envie, à retenir les débordements de l’impureté, à éteindre le feu de la convoitise, à apaiser la soif de l’avarice et à bannir tous les désirs honteux et déréglés ». Telles sont les paroles de saint Bernard., qui nous marquent si distinctement les effets du nom de Jésus, qu’il ne nous reste rien à y ajouter. Nous voyons, par là, que ce nom est une huile répandue qui nous éclaire dans nos ténèbres, nous fortifie dans nos combats, et nous rend le joug de l’Evangile doux et facile ; un parfum ravissant qui réjouit notre esprit et notre cœur, et nous fait être en tout lieu la bonne odeur de Jésus-Christ ; et une manne céleste qui renferme tous les goûts et toutes les douceurs imaginables, et donne à l’âme un contentement parfait.

Respect et amour pour ce saint nom

Il ne faut pas s’étonner si le grand Apôtre veut qu’à la prononciation de ce nom tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et dans les enfers. Il le portait si profondément gravé dans son âme qu’il ne fait autre chose que de le répéter dans ses Épîtres, sans se mettre en peine si cette répétition n’est point contre les règles de l’élégance. Et lorsqu’on lui eut tranché la tête, sa langue le prononça encore trois fois. Ce fut peut-être aussi la douceur du même nom qui changea en lait le sang qui devait sortir de son cou lorsque la tête lui fut enlevée. Saint Ignace, évêque d’Antioche et martyr, l’avait si bien imprimé sur son cœur que, lorsqu’on l’ouvrit après sa mort, on y trouva Jésus écrit en lettres d’or. Parla vertu de ce nom, plusieurs Saints ont fait de très-grands miracles, par exemple, les Apôtres, comme nous le lisons dans l’Évangile et dans le livre de leurs Actes. Saint Bernardin disait que nous devons porter à ce saint nom le même respect qu’au Sauveur lui-même, non pour les lettres dont il est composé, ni pour la voix et le son qui en font la prononciation, mais pour la dignité incomparable du Fils de Dieu fait homme qu’il nous représente.

Le redire souvent, surtout à l’heure de la mort

Ayons donc souvent ce nom adorable sur les lèvres ; ayons-le toujours dans le cœur, et que jamais une si sainte pensée et un souvenir si salutaire ne sortent de notre esprit ; usons-en dans nos dangers, dans nos afflictions, dans nos tentations, dans nos doutes et dans nos irrésolutions, disant avec saint Anselme :

Jésus, soyez-moi, Jésus ; ou : Jésus, montrez que vous êtes Jésus ; ou comme ces pauvres de l’Évangile : Jésus, fils de David, Jésus notre maître, ayez pitié de nous.

Surtout prononçons-le souvent au moment de la mort, comme un nom qui est redoutable aux démons et qui dissipera facilement leurs desseins pernicieux contre nous.

Cette fête est très ancienne. Différentes manières de la solenniser

Quant à la fête de la Circoncision et du très-saint Nom de Jésus, elle est très-ancienne dans l’Église, comme le prouvent les homélies et les sermons des saints Pères. Mais il y a eu de la différence dans la manière de la solenniser ; car, au commencement, pour s’opposer aux impiétés des païens, qui passaient ce jour en débauches et en cérémonies superstitieuses, les chrétiens y jeûnaient très-rigoureusement et y récitaient des litanies comme marque de pénitence ; nous en avons d’illustres témoignages dans saint Jean Chrysostome, saint Ambroise, saint Augustin, saint Maxime de Turin et saint Pierre Chrysologue, cités par le cardinal Baronius en ses Commentaires sur le Martyrologe. Le quatrième concile de Tolède, tenu l’an 636, défendit même d’y chanter l’Alléluia ; et, avant lui, le second Concile de Tours et celui d’Auxerre en avaient condamné les étrennes diaboliques et les autres restes du paganisme. Mais depuis que ces superstitions ont été abolies, l’Église a changé de face et a pris en ce jour ses habits et ses chants de joie, non pas à cause de Janus, à deux visages a, que les idolâtres adoraient, mais à cause de Jésus-Christ, Dieu et Homme, humilié par la Circoncision et exalté par le nom sacré de Jésus, qui est l’objet de sa vénération et de son amour.

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Oraison

O Dieu, qui vous étant fait homme, avez voulu être circoncis en ce jour, et recevoir le nom de Sauveur, faites que, renonçant aux œuvres de la chair, nous obtenions la récompense du salut éternel par l’invocation de votre saint nom ; vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Circoncision de Notre Seigneur : Entrée dans l’Alliance Divine

Et l'octave de sa Nativité,

circoncision de Jésus-Christ

Présentation

Fête saint : 01 Janvier

Temps de lecture : 3 min.

Date : An I
Empereur : César-Auguste

Sommaire

Pensée

Le temps passe ; la mort arrive ! Songez à l’unique chose, nécessaire, votre salut. « Les holocaustes ne vous étaient point agréables, alors j’ai dit : Voici que je viens pour accomplir votre volonté, ô mon Dieu. »

Pratique

Ne cherchez en toutes choses que l’accomplissement de la volonté divine, préférant toujours le Créateur à la créature.

Priez

Le Seigneur que cette nouvelle année vous voie croitre en vertus et en mérites devant Dieu.