La Vie des Saints

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D’après les Bollandistes, le père GIRY, les propres des diocèses et tous les travaux hagiographiques. Vies des Saints de l’Ancien et du Nouveau Testament, des Martyrs, des Pères, des Auteurs Sacrés et ecclésiastiques, des Vénérables, et autres personnes mortes en odeur de sainteté.

Histoire des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

Histoire des Saints, des Reliques, des pèlerinages, des Dévotions populaires, des Monuments dus à la piété depuis le commencement du monde jusqu’aujourd’hui.

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Sainte Clotilde

Sainte Clotilde

Sainte Clotilde, fille de Chilpéric, roi des Bourguignons, fut élevée à la cour de Gondebaud, son oncle, où l’on faisait profession de l’arianisme ; mais elle eut le bonheur de se préserver de l’hérésie. Mariée, l’an 403, au grand Clovis, roi des Français, elle se proposa d’amener insensiblement son époux à la connaissance du vrai Dieu. Elle commença d’abord par intéresser le ciel à son pieux projet par la prière, la mortification et l’aumône. Puis, elle se comportait en tout avec tant de dignité, de sagesse, de religion, qu’elle charmait et édifiait toute la cour. On ne pouvait rien ajouter aux égards qu’elle avait pour le roi, son mari ; elle opposait la douceur chrétienne aux saillies de son caractère violent, et se conformait à ses idées dans les choses indifférentes pour gagner plus facilement son affection. Quand elle fut maîtresse de son cœur, elle lui parla de J.-C. et de l’excellence de la religion chrétienne. Clovis l’écoutait avec plaisir. Mais ce nouveau Constantin dut aussi son changement à une victoire ; ce coup de grâce fut la célèbre et glorieuse journée de Tolbiac, où ce prince reçut d’une manière évidente l’assistance du Dieu des chrétiens, qui le rendit vainqueur au moment où tout allait être perdu pour lui. Clovis fut instruit et baptisé par saint Remi, évêque de Reims, et Clotilde se chargea du soin d’assurer et d’étendre les fruits d’une conversion si honorable à la religion et si importante pour la France. La pieuse reine mourut, pleine de mérites, l’an 543, à Tours, où elle vivait retirée.